La Bataille de Bouvines

 

La Bataille de Bouvines

27 juillet 1214


 

 

" Montjoye Saint Denys " ou "Montjoie Saint Denys"

Si une bataille doit bien dans l'imaginaire et la réalité représenter les forces royales françaises, Bouvines peut sans aucun doute  en être une des heureuses élues. Cette bataille gagnée il faut le dire de justesse mais avec panache reflète parfaitement bien non seulement Philippe Auguste et ses stratèges mais aussi la difficulté au 'petit' royaume de France  de subsister face à des ennemies  plus nombreux et particulièrement coriace.

Dans l'histoire de France conté par  la république française, on a toujours l'impression de la fléodité et de la permanence royale comme une institution indéboulonnable. Il en est rien ! le royaume de France et la royauté n'ont subsisté que par le talent de certains  Roi à gouverner et à batailler.

En 1212 Jean sans Terre crée une coalition importante contre Philippe II, dans le but de stopper net l'avancé fulgurante du roi de France.

Le cri de guerre Montjoye Saint Denys fut semble t-il utiliser pendant cette bataille.

Jean s'allie donc avec le comte de Flandre Ferrand de Portugal et le comte de Boulogne Renaud de Dammartin. Le neveu du roi Otton IV de Brunswick, empereur entre également dans le combat. La stratégie semble sans faille : mettre les forces royales françaises en tenaille sur deux fronts simultanés. Le premier au nord est et le deuxième de l'ouest en partant de Bretagne.

Les forces en présence :

L'Axe : Arnoul d'Audenarde, Buridan de Furnes, Hugues de Boves, Gauthier de Ghistelle, Otton IV de Brunswick, le comte de Flandre Ferrand de Portugal, le comte de Boulogne Renaud de Dammartin, le comte de Salisbury et Jean sans Terre. Probablement de 60 000 à 80 000 hommes.

Force Royale Française : Philippe II Auguste, Louis VIII, Robert de Dreux, Duc Eudes de Bourgogne. Environ de 20 000 à 30 000 Hommes, dont une grande partie de chevaliers.

 

La stratégie de l'axe : Encercler et mettre en tenaille les forces royales françaises  mais ... la stratégie mené par Jean sans terre se trouve dans un premier temps désossé de son principal atout.

L'espionnage et contre espionnage bat son plein, prévenue d'une éventuelle attaque sur deux fronts, une des partie de l'armée française dirigé par Louis VIII éventre et écrase,  principalement anglaise, des forces de l'Axe à La roche aux Moines ( le 2 Juillet 1214 ). Grâce notamment à la résistance héroïque de la forteresse commandé par Guillaume des Roches. Obligé de rentrer en angleterre, Jean Sans Terre laisse un nombre important de machines de guerres et ne peut que devenir spectateur. Il est fort probable que la destiné de la bataille de Bouvines se soit joué ici à La Roche aux Moines. Jean sans terre se retrouve plus qu'avec une seule partie de sa tenaille : celle de Otton IV de Brunswick.

Les forces de l'axe regroupe une grande partie des forces basé à valenciennes, dirigé notamment par Otton IV de Brunswick.

 

Le piège se referme sur l'Axe

Philippe II apprends que les forces de l'Axe sont à valenciennes. Lui et son armée parte donc vers Douai le mercredi 23 juillet 1214. Toujours aussi sage et prudent, Philippe II auguste, en effet au lieu de plonger bêtement comme un aigle sur sa proie sur l'armée de l'Axe, Philippe et son armée monte vers Lille en passant par Bouvines et s'arrête à Tournai le samedi 26 juillet 1214.

Otton IV de Brunswick apprenant la nouvelle stratégie par un traître , il décide d'avancer vers Mortagne. Philippe II est devant plusieurs choix cornéliens, en effet son armée est nettement en nombre inférieur par rapport aux forces de l'Axe.

Il semble donc difficile d'attaquer sans avoir toutes les possibilités stratégiques et tactiques. Notamment il compte sur sa chevalerie pour submerger la défense de Otton IV. Malheureusement l'endroit ne semble pas idéal.

Girard la Truie, suggère un replis tactique. En effet l'intention est de faire croire que les forces royales vont rebrousser chemin vers le royaume de France avec comme objectif : les attirer vers Bouvines. En effet les mornes plaines semblent parfaites pour une attaque chevaleresque.

Le dimanche 27 juillet, journée sacré et qui normalement ne se combat pas depuis 1027, les troupes françaises partent rapidement de Tournai avec un semblant de désarrois.

Malgré le dimanche pontifical, Otton IV prends en chasse avec son armée les forces royales. Prévenues sur les hauteurs des collines avoisinantes vers 9 heures du matin, Philippe II est rejoins vers Midi par les forces de l'Axe.

Il semble que la force française malgré un  départ rapide, ralentie consciemment son allure pour mieux piéger Otton qui avançait à grands pas. Il s'agit probablement d'une ruse de guerre largement éprouvée.

Le Face Face

Les troupes royales se mettent le soleil au dos et face à eux les forces de l'axe. La stratégie de Otton IV est de tué le plus rapidement possible Philippe II. Tandis qu'une partie des forces se concentre sur les flancs où se tiens Philippe II, les forces françaises trouvent une brêche sur le flanc gauche ennemies et comme dans du beurre prennent à revers les troupes flamandes, le choc est violent et prends vite l'avantage aux forces françaises.

Cependant le côté gauche et surtout central de Philippe Auguste semble mal en point et les troupes de Guillaume de Salisbury attaquent avec une certaine vivacité. Le groupe de Robert de Dreux entre dans la bataille pour soutenir la partie, malgré l'ordre du roi de rester en retrait pour une éventuelle couverture de replis.

Le centre français, remplis de fantassin communaux est éventré et subis de plein fouet les assauts. Philippe II fini par être désarçonné de son cheval et in extremis est sauvé par deux chevaliers de sa garde rapproché. Une partie des troupes royales changent de stratégie et partent à la rescousse du roi.

Sauvé , le roi se remet en selle et reprends le combat, une partie de l'axe est fragilisé face à la résistance centrale. Les armées françaises en profitent pour encercler de plus en plus les troupes adverses et le revirement se produit. Seul Renaud de Dammartin, arrive encore à tenir tête et essaiera dans un geste de bravoure de s'élancer contre le roi mais il sera arrêté violemment.

 Otton IV fuit la bataille qui était perdue et une partie des troupes prirent la poudre d'escampette. Il est à noter que toutes les forces royales n'ont pas combattues, ce qui laisse supposer la prouesse tactique, militaire et volontariste de l'armée royale française face un ennemi au moins deux à trois fois plus nombreux.

En 5 heures environ la bataille de Bouvines fut bouclée et sera célébré, à juste titre, comme une victoire nationale ! Elle fut d'autant plus nationale que la victoire fut une divine surprise.
La naissance de Saint Louis quelques mois auparavant fût semble t-il perçu comme un présage de victoire, rien est moins sur puisque Louis IX à l'époque n'était pas le fils ainé et n'était donc pas prétendant au royaume de France...


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