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Château de Couches

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Château de Couches


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Le château de Couches appartient aux anciennes forteresses du duché de Bourgogne. Il permettait notamment de protéger la route menant la région parisienne à Chalon en passant par Autun. Ce tracé, à la base de la route romaine qui existe encore, reprend à peu près le tracé actuel de la D978.*


Informations
  •  Adresse : Château Marguerite de Bourgogne - 71490 Couches
  •  Téléphone :    03.85.45.57.99 
  •  Heures d'ouvertures & Visites  : pas de visite libre. Entre 4€ à 7€ pour les tarifs.
  • Visites individuelles : AVRIL - MAI - OCTOBRE : DIMANCHES et JOURS FERIES de 14h à 18h.
    Juin & Septembre, tous les jours de 14h à 18h.
    Juillet et Août , tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h
  • Visites "dégustations"
    De Juin à Septembre : tous les jours à 11h15, 15h30 et 17h30
    Tarifs de dégustations : à partir de 4€50

 

Historique
  Sources : plaquette information au château

 



* Historique
Les traces du château débutent vers la mi-XIe siècle avec le seigneur Gaudry. Cependant rien ne prouve ou ne démontre que le château n’existait pas avant lui. Mais c’est le premier seigneur dont le nom est apparu. A la vue de certains restes, cette datation est probable. Vers la fin du XIIe siècle, le château appartint par alliance à Hugues, seigneur de la Roche-Nolay (aujourd’hui la Rochepot, contraction du nom de famille Pot et de la Roche).
Guy, fils du précèdent Hugues, prit possession du château et du fief de Couches. Pendant quelques décennies, le château survit à la même famille. Le neveu d’Hugues, Sully, appelé également Hugues (on s’y perd... entre tous les Hugues), agrandit très fortement le château. Sa petite fille, Marie, héritière du château, se maria avec Etienne de Montaigu (fils du duc de Bourgogne Hugues III).
Au XIIIe siècle, sous Etienne de Montaigu alors seigneur de Couches, Marguerite de Bourgogne passa une partie de sa jeunesse dans le château. Marguerite de Bourgogne est la petite fille de Saint Louis et également de Robert II, duc de Bourgogne. C’est l’affaire de la tour de Nesle qui va bouleverser la vie de Marguerite et la faire, selon la légende, revenir à Couches.

L’affaire de la tour de Nesle.

Philippe le Bel, roi de France, fait arrêter Marguerite de Bourgogne, Jeanne de Bourgogne et Blanche de Bourgogne, prises en flagrant délit d’adultère avec deux chevaliers : Philippe et Gautier d’Aunay. Ils furent pour leur part condamnés et décapités dans d’atroces conditions à Pontoise le 19 avril 1314, sur la place publique devant les sœurs... Il est à noter que l’adultère semble en tout cas fortement probable, et le châtiment fut la hauteur de leur rang. Cela provoqua il est vrai indirectement, les raisons et causes de la guerre de Cent Ans.

Le sort final des trois femmes sera différent :

Jeanne de Bourgogne :

Il n’y a aucune preuve de sa culpabilité et son sort en sera donc plus clément. Elle fut enfermée au Château de Dourdan, avant d’être libérée par son mari Philippe le Long, et acquittée par le Parlement. Elle décéda en 1323, elle ne fut pas répudiée grâce à la dot qu’elle apportait : la Franche Comté.

Marguerite de Bourgogne :

Elle fut condamnée après avoir avoué. Il faut remarquer que sa réputation sulfureuse était déjà très connue, mais sans preuve jusqu'à alors. Elle fut tondue et enfermée à Château-Gaillard. Deux scénarios se profilent à l’horizon : soit elle décède dans le donjon dans de curieuses conditions (morte étouffée ou étranglement) en 1315, soit elle finit sa vie au château de Couches en Bourgogne, là où elle passa déjà auparavant son enfance.
Il est difficile de crédibiliser la dernière thèse étant donné que les preuves semblent maigres, mais cela n’est pas pour autant impossible. Tout d’abord parce que sa famille est puissante et riche et qu’il n’est pas improbable qu’après la mort de Philippe le Bel, sa famille ait cherché à la faire libérer selon certaines conditions très diplomatiques. De plus il s'agit de la petite-fille de Saint Louis, par le biais de sa mère Agnès de France, elle-même bien évidemment fille de Louis IX, et à l’époque cela avait une importance particulière. La trace de sa mort à Couches serait inscrite dans un acte de décès et divers écrits, dont je n’ai pas la connaissance pour l’instant. Une thèse à vérifier donc, qui dans le cadre de l’affaire de la Tour de Nesle, serait un rebondissement de plus.

Blanche de Bourgogne :

Tout comme sa belle sœur Marguerite de Bourgogne, elle fut enfermée au château de Château-Gaillard. Elle finit sa vie à l’abbaye de Maubuisson et son mariage fut annulé par le pape Jean XXII.
Note : Un livre et un téléfilm par la suite en retracent les évènements : Le roi de fer (Philippe IV le Bel), écrit par Maurice Druon. C’est assez romancé, voir pompeux en téléfilm du moins, mais les faits sont bien réels. Le second épisode la ‘ Reine étranglée’, Marguerite de Bourgogne alors reine emprisonnée après la mort de Philippe IV le Bel, parle des évènements et des tractations qui auraient pu conduire à sa mort ou peut-être à son éloignement.

Le château connut plusieurs modifications, notamment au XVe avec le dernier membre des Montaigu propriétaires du château de Couches. Claude de Montaigu devint chevalier de la Toison d’Or en 1468. Il mourut cependant en 1470, en se battant contre le royaume de France sous Louis XI. Il faut rappeler que la Bourgogne n’était pas forcément en bons termes avec la royauté française, d’autant plus que la Bourgogne était une grande puissance composée d’un duché et d’un comté.
Par la suite c’est Claude de Blaisy, cousin germain de Claude Montaigu, qui prit possession du château. A la différence de son prédécesseur, il choisit de prendre le camp du roi de France, ce qui impliqua de la part de Marie de Bourgogne une lutte acharnée.
Au début du XVIe, la famille Rochechouard devint propriétaire du château. Pendant les Guerres de Religion, la confrérie du Saint-Esprit élut domicile au château pour leur réunion. Au XVIIe la famille Rochechouard et d’Aumont eurent le titre de Baron, ce qui dénote bien la progression sociale par alliance et/ou réussite financière.

La Révolution Française transforma le château en une carrière de pierre, en en détruisant une partie, comme la plupart des châteaux en France, mais étonnamment le donjon subsista. Or le donjon est en général l’élément le plus souvent détruit en premier, car symbole seigneurial en puissance.
Aujourd’hui le château appartient à Léonard Cayot, qui en est le propriétaire depuis 1946. Il a depuis lancé une campagne importante de restauration pour aboutir au château actuel.

La visite

Le château est dans un beau cadre et facilement accessible. Les éléments importants visitables, uniquement avec un guide, ce qui est inclus dans le prix d’entrée, sont : le donjon principal carré, la salle des gardes ou de justice, la chapelle avec ses deux claires-voies (un pour le roi et la reine), la prison du donjon qui reste un excellent exemple de prison d’époque, lugubre, sombre et froide où les prisonniers croupissaient pour y finir bien souvent leurs jours.
On pourra regretter cependant qu’il n’y ait pas de visite sur le toit du donjon ancien, en effet cela pourrait poser un problème de sécurité évident à l’heure actuelle. Les guides sont assez sympathiques, accueillantes et disponibles, et proposent des explications claires et limpides.

Un petit bémol cependant au niveau du parking, il n’y en a pas ! Même s’il n’est pas compliqué de se garer sur la départementale, il faut notifier que cela peut poser quelques problèmes si un grand nombre de personnes le visite en même temps.

Un château qui tranche dans un paysage de verdure et qui malgré une grande partie détruite, ne manque pas d’intérêt. Sa position dominante, ces cèdres du Liban et son cadre verdoyant vous permettront d’y passer un agréable moment.
 



 

 

Photographies
 

Texte par Montjoye.net

Texte vérifié ( orthographe/Grammaire ) par Cécile Bricault

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