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Château de la Rochepot

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Château de la Roche Pot


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Le château de la Rochepot fait partis de ces châteaux à voir, car même si une très grande partie n’est pas d’époque, c'est-à-dire du XIII ème siècle, il n’en reste pas moins que c’est un exemple typique d’architecture médiévale.

Vous pouvez trouver le livre sur la rochepot en vente au Château.


Informations
  •  Adresse : Château de La Rochepot - Services visites - 21340 LA ROCHEPOT
  •  Téléphone :    03 80 21 71 37
  •  Heures d'ouvertures & Visites  : Journée du Patrimoine à la Rochepot & Livre sur la Rochepot
  • Du 1 Avril au 31 Octobre 2010   Tous les jours sauf le mardi.

  • Avril, Mai, Juin     10h00 - 17h30
    Juillet, Août    10h00 - 18h00
    Septembre    10h00 - 17h30
    Octobre    10h00 - 12h00 et  14h00 - 16h30

 

Historique
  Sources : plaquettes d'informations au château & livre sur la rochepot

 

Les premières traces du château actuel remonte au XIIIième siècle édifié par les seigneurs de la Roche-Nolay. Cependant une présence d’un autre château un peu plus en hauteur pourrait remonter au XIième construit sous Alexandre de Bourgogne à la place d’un fortin Romain. A noter que des traces de l’époque néolithique subsistent dans les alentours.

C’est au XVe siècle que le château va prendre le nom de RochePot. Cest en 1403 que Régnier Pot , chevalier de la toison d’or et du Berrichon, va acheter au prince de savoie le château en ruine pour en construire un autre en contrebas. En 1428 va naître Philippe Pot qui deviendra un célèbre chevalier de la Toison d’or dont son gisant est au Louvre. Plus tard c’est Anne de Montmorency ( Duc et maréchal de France )qui est le fils de Anne Pot et Guillaume Pot puis le cardinal de Retz qui seront acquéreurs.

La révolution française va cependant faire ces ravages habituels et sera vendu comme bien national en 1799. Le donjon sera détruit et le château transformé en carrière de pierre pour les communes avoisinantes. Par chance le château ne sera pas complètement détruit et seul le donjon et l’église vont subir des dégâts presque irréparables. La situation rocheuse et sa difficulté d’accès auront sûrement contribués à sa préservation.

  Le domaine est érigé en Comté pour François Blancheton, magistrat originaire de Nolay ( 1741 ).
Vendu nationalement après la révolution française, la destruction du château commença en 1808. Alors qu'il était dans une phase de destruction très avancée en 1893, M. Carnot entreprit de sauver les parties du XVème siècle.

Il va rétablir le château selon les gravures médiévales mais il faudra plus de 25 ans de travaux pour le remettre en état. Des travaux long et cher qui ont permis de faire visiter au public les extérieurs seulement en 2003 !

A noter que c’est une propriété privée qui appartient aux descendants des Carnot.

Le village en dessous du château de la Rochepot est également un lieu à visiter, aux vieilles rues médiévales avec des anciennes demeures. De plus de longue promenade pédestres sont à l’ordre du jour qui vous permettra de voir de haut une vue superbe sur les alentours.

À la fin du XIXe siècle, le Colonel Sadi Carnot restaure avec grand soin, sur les plans de l'architecte Charles Suisse, l'ouvrage partiellement détruit à la Révolution.

Situé sur un python rocheux, au dessus de l’actuelle N6, facilement accessible par la route avec un parking gratuit, le château impressionne par sa hauteur et sa majestueuse corpulence affublés de donjon d’angle assez imposant. Malgré cela il à perdu lors de la révolution française son donjon principal, le château ayant servis, comme beaucoup d’autres, de carrières de pierre pour construire d’autres bâtiments. Ce donjon disparus était d’une hauteur de 30 mètre environ soit une dizaine de plus que ceux qui existent encore. Sa destruction rapide peut s’expliquer également par le fait qu’il était le symbole seigneurial que les révolutionnaires de l’époque s’acharnaient à détruire. Ses toits typiques de Bourgognes, que l’on peut voir notamment aux Hospices de Beaune, donne une touche de couleur non négligeable au château, ils ne sont cependant à priori pas d’origine.

Les intérieurs sont assez intéressants, dans certains cas je n’ai pas de photographies car ils l’interdisent, cela probablement pour éviter le pillage. Pourtant même si les intérieurs ne sont pas d’origine, il faut noter que beaucoup d’éléments appartiennent au 15ième siècle. J’ai pu noter un très beau coffre fort Italien forgé à la main dans la chambre du capitaine de garde, avec un mécanisme fonctionnant encore.

Des armes, dont de superbes arbalètes du moyen âge, qui à mon avis sont en parfait état de marche. Il faut rappeler que les arbalètes pouvaient pour les meilleures transpercer un homme de part en part avec côte de maille à plus de 100 mètres de distances. L’inconvénient majeur des arbalètes étant le rechargement long et fastidieux en comparaison avec un arc et également son encombrement d’où au fil du temps des meurtrières transformés en archères.

Les cuisines sont plus récentes, du XVIIe avec un système typique de bourgogne avec un système inversé de conduite de cheminée. En effet la fumée sortait par le bas via une canalisation adaptée pour ressortir vers une cheminée principale. On y note également un tourne broche manuelle dont il reste un élément. Tout un exemple d’ustensile de cuisines en cuivre mérite un intérêt….et le clou du spectacle étant une cafetière crée par Lavoisier s’inspirant des modèles italiens.

Une chapelle situé sur la gauche de l’entrée du château, ne représente plus grand-chose. Même si l’art gothique est omniprésent l’ensemble à été reconstruit sous Carnot. L’intérêt y est minime, seul les fondations et quelques pierres apparentes sont d’origines.. Quelques statues dont une 15ième et une du 17ième vienne agrémenté le tout, sachant que pour le reste il s’agit principalement de copie. On peut seulement constater la restauration très bien réalisée cependant.

Le puit au centre creuser à même la roche sur 70 mètres est également très beau et surtout reflète l’abnégation des habitants. L’eau étant essentielle lors d’un siège, ce puit est à lui seul un ouvrage rare par sa condition.

Pour finir si on se promène autour des ‘fossés’ rocheux on pourra remarquer un grand nombre de crevasse et de souterrain, fermés pour la plupart car très dangereux.

 


Origine Légendaire de la devise de la famille "Pot" , source : affiche au château

"A la Belle, tant elle vault"

En 1396 ( ceci est une histoire véridique ) Sigismond, Roi de Hongrie, se voyant menacé par les troupes musulmans du Sultan Bajazet, fit appel à l'ensemble des souverains chrétiens.
Une croisade se forma ou figurèrent de nombreux Bourguignons, sous le commandement du Comte de Nevers, devenu plus tard Duc de Bourgogne, sous le nom de Jean-sans-Peur; C'est d'ailleurs le courage qu'il montra au cours de la bataille qui s'engagea le 28 septembre 1396 à Nicopolis ( Bulgarie actuelle ) qui lui valut le surnom de " sans peur". Les chrétiens y furent écrasés par les musulmans. Parmis les rescapés du massacre figurait, auprès du Comte de Nevers, Le chevalier Régnier Pot, qui devint en 1403 Seigneur de la Roche-Pot ( appelée alors de la Roche-Nolay ).

Le début de la légende :

Le Sultan Bajazet aurait apprécié les mérites de Régnier Pot et lui propose de s'en faire un allié en lui donnant comme épouse sa propre soeur. La condition, courante chez les musulmans, était qu'il se convertisse à l'islam, ce que en bon chrétien Régnier Pot refusa en déclarant qu'il était déjà marié ( dans la religion chrétienne la polygamie est interdite alors que dans l'islam elle est autorisée voir conseillée avec quelques conditions ) et que sa religion lui interdisait le divorce. Il ajouta qu'il préférait mourir que d'abandonner la foi chrétienne. Furibond , le Sultan répliqua par " si c'est ainsi, tu vas avoir à prouver demain ta valeur dans un combat terrible".

Confiant dans sa bravoure, Régnier Pot, après ses prières habituelles du soir, s'endormit paisiblement. Mais au milieu de la nuit, il fut réveillé par une éblouissante lueur, sans d'origine céleste, car au milieu de celle-ci, il crut deviner la silhouette de la Vierge Marie.
La mère du Christ murmura simplement ces deux mots :
"frappe bas" et s'effaca dans la lumière qui bientôt disparut. Le lendemain Bajazet, remettant un cimeterre ( petit couteau ) à Régnier Pot, le fit mettre en présence d'un lion furieux ( très probablement affamé pour le rendre encore plus violent ).
Se remémorant sa vision, le chevalier leva les yeux au ciel et adressa à la Vierge Marie l'hommage qui devint la devise de la famille Pot :

" A la Belle, tant elle vault "

A ce moment le lion l'attaquât en rugissant. Mais Régnier Pot frappa bas, coupant les deux pattes de devant l'animal. Privé de ses moyens d'attaques, le lion fut facilement achevé par son adversaire.
Le Sultan Bajazet qui avait assisté au combat, exprima son admiration à Régnier Pot et lui rendit la liberté.
   

 

 

Photographies
 
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