Château de Yèvre le Chatel

 

Château de Yèvre le châtel

 

 Yèvre le Châtel, château

 

 

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Histoire du Château

 

L’histoire de la forteresse de Yèvre le Châtel est liée à celle de la dynastie capétienne.  En 987, au moment où Hugues Capet devient roi de France, Yèvre est alors la propriété de L’abbaye de Saint Benoit sur Loire et sous la responsabilité d’Arnoult neveu de l’évêque d’Orléans.

Situé sur un éperon, à la limite du pays des Carnutes et du des Senons, dont l’Essonne et la Rimarde marquaient la frontière, Yèvre commandait le passage de la voie romaine allant de Sens au Mans. Cette situation géographique fait qu’Arnoult va donc en 988 construire une première fortification.

Mais Arnoult va pilier et rançonner tel un brigand  ceux qui avaient pour mission de défendre… Les protestations grondent et une lettre est envoyée au roi en 993..soit seulement 5 ans après la construction de son château. On y trouvera notamment dans la lettre un indice de la personnalité d’Arnoult : « contre les mauvaises coutumes et les rapines incessantes d’Arnoult  d’Yèvre ». Dès le XI, Gauslin l’abbé de l’Abbaye de Fleury sur Loire va obtenir gain de cause et le château sera détruit. Lucinde la femme d’Arnoult va construire alors une abbaye sous l’invocation de Saint Gault, peut être pour faire pardonner alors son mari. Saint Gault est un saint de Bretagne dont des reliques ont été apportées dans la région par des moines en fuyant les invasions meurtrières normandes.

 Plusieurs fois démolis et  reconstruit, C’est Foulques  le vicomte du Gâtinais,  qui va au début du XIIe prendre possession des lieux. Mais sa lutte contre Louis XI le gros qu’il perdra, va lui faire perdre ses châteaux de Boesses, Morel, Chambon et de Yèvre.  Louis VI va rattacher alors plusieurs fiefs secondaires à Yèvre pour en faire une châtellenie royale tenue par un prévôt nommé par le Roi. Le château en bois va être transformé en murailles de pierre qui permettra à Louis VI de pacifier le Gâtinais.

Comme la place commandait la route de Paris à Orléans, artère vitale du domaine Royal, il fut décidé, au début du XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste, de reconstruire le château selon les derniers perfectionnements de l’architecture militaire rapportés par des croisades.

Pendant la guerre de Cent Ans et notamment durant l’offensive de 1429, Yèvre le Châtel resta avec Montargis la seule place forte au nord de la Loire à ne pas tomber entre les mains des Anglais ou des Bourguignons. Jusqu’en 1436 la garnison participera activement aux combats.

A la fin du XVe siècle, du fait de l’extension du domaine royal et des progrès de l’artillerie qui rendirent ses défenses obsolètes, Yèvre le Châtel perdit son rôle de place forte et au XVIe siècle le château cessa d’être entretenu.

De plus en plus mal entretenu, le château est occupé par les protestants, pendant les guerres de religion et c’est probablement à cette date que s’effondrent les voûtes du Logis. Dès 1610 il y a des traces écrites parlant de ruines du château.

Pour autant malgré le désintérêt militaire, Yèvre va rester le siège d’une justice royale jusqu’à la révolution.

 

Petite description du château ( aujourd'hui ):

 

De l’enceinte extérieur il reste au sud le châtelet d’entrée avec ses deux grosses tours rondes. A l’est une partie des remparts percés d’une poterne qui permet aux piétons d’accéder à la basse cour.

Chatelet de Yèvre le Chatel

Chatelet de Yèvre le Chatel

Le fossé a toujours été sec,   il faisait 10m de large et 3m de profondeur, il ne bordait cependant pas le château sur tout l'ensemble mais uniquement sur trois côtés.

Dans la basse cour se dresse le donjon sur une motte d’environ six mètres de haut. C’est dans ses murs épais, ou courtines,  que les arcs de décharges contrebutés par les tours d’angle permettent de lutter contre le travail de sapes. En fait le bas des murs pouvait s’écrouler sans que le reste le soit, c'est-à-dire toute la partie haute.

Arc de décharge

Arc de décharge

Les murs du Nord Ouest et du Sud sont entourés de fossés profonds ou aussi désigné comme ‘lices’. L’entrée du Donjon par une porte qui s’ouvre à 5.6 m du sol et accessible par un pont mobile. Une autre porte s’ouvrait dans les courtines Nord, elle était par un pont en  bois. Les diamètres des tours reliées entre elles par le chemin de ronde des courtines variaient de 9.5m à 10.20m.

 

 

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