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Les Templiers : le Parchemin de Chinon.

 

 

 

 

Le parchemin de Chinon est en réalité un procès verbal ecclésiastique, suivi d'un jugement, fait à la demande d'enquête par le pape Clément V. Cette enquête fut réalisée au Château de Chinon, probablement dans le donjon du Coudray où ils furent enfermés. 

C'est un document historique majeur de l'histoire des Templiers qui fut écrit en 1308, entre le 17 et 20 août. Ce document attesterait que le pape Clément V aurait discrètement fait absoudre Jacques de Molay et les autres condamnés des pêchés qui leur fut reproché par la justice royale du royaume de France. Si des extraits ou des copies étaient connues avant, c'est en 2002 qu'il fut découvert l'original dans les archives secrètes du Vatican par l'historienne Barbara Frale. Ce document fut publié et révélé au public en 2007.

Tous furent absous des fautes qu'ils auraient commis.

En clair l'église de Rome ne se prononce pas sur l'innocence relative des accusés par la justice royale, mais réalise son propre procès et jugement. Ils sont donc pardonnés religieusement après que les Templiers interrogés aient demandé le pardon. Il est a noté que l'église pardonne plus facilement qu'on ne le croit aujourd'hui, néanmoins cela ne changeait pas grand chose forcément face à la peine de mort encourue, dans lequel le pape semble ne pas pouvoir faire grand chose. Il faut dire que leur arrestation, préparée dans le plus grand secret, n'a pas permis au pape et à l'Église de pouvoir les défendre rapidement.Il faut préciser que les Templiers étaient sous les ordres directes, et uniques, du pape et que par définition seul le pape avait autorité pour les condamner, surtout dans le cadre d'accusation religieuse.

Dans une époque où la religion était omniprésente, le fait d'être pardonné et de bénéficié du pardon de l'église était plus important que la condamnation judiciaire en elle-même. En effet, le pardon permettait notamment d'entrevoir la possibilité d'aller au paradis plutôt qu'en enfer après sa mort. On peut penser aussi que cette implication personnelle du pape , envers les Templiers , est une  action à but politique et de lutte de pouvoir.

En résumé non seulement le pape a permis, selon les us et coutumes de l'époque, aux templiers d'accéder au paradis, mais en plus le jugement considère qu'ils sont pardonnés de leurs faute; Ce qui politiquement est une forme de cinglant désaveux sur le procès ordonné par Philippe le Bel.

Une émission sur France 5 qui revient sur le "scandale"  des Templiers et leur arrestation par Philippe le Bel. On y voit de belles images de Jérusalem et d'autres lieux majeurs des Templiers, néanmoins les spécialistes du genre n'y apprendront rien de bien neuf.

L'émission revient aussi un peu sur le Parchemin de Chinon. 

 

Les enquêteurs sont : 

Béranger Frédol, cardinal-prêtre de Saints-Nérée-et-Achilée, dit "l'Ancien" est un cardinal français né au château de Lavérune en Languedoc-Roussillon et décédé le 11 juin 1323 à Avignon.

Étienne de Suisy, cardinal-prêtre de Saint-Cyriaque-des-Thermes,  cardinal de Bruges, est un cardinal français né à Suisy près de Laon en Picardie.

Landolfo Brancaccio, cardinal-diacre de Saint-Ange-de-la-Pêcherie. Landolfo Brancaccio (né à Naples, Italie, et mort le 29 octobre 1312 à Avignon) est un cardinal italien du xiiie siècle, issu de l'illustre famille Brancaccio.

 

Les interrogés sont : 

- Raimbaud de Caromb : précepteur des commanderies des Templiers en Outremer. Entre dans l'ordre vers 17 ans.

- Geoffroy de Charnay : dernier commandeur de l'Ordre du Temple pour le bailli de Normandie. Entre dans l'ordre vers 16 -17 ans.

- Geoffroy de Gonneville : dignitaire templier qui était maître de la province d'Aquitaine et du Poitou.

- Hugues de Pairaud : né probablement vers 1242, il est devenu templiers vers 1260, probablement vers 18 ans, commandeur de Chalon-sur Saône, ou de sa baillis, mais à une date indéterminée. Il fut commandeur de Bonlieu, commandeur d'Epailly en 1280 et 1284. Quatre ans plus tard, il est commandeur de Bures, puis maître de province de l'Ordre du Temple en France en 1296. Lors de son arrestation il était "Visiteur de France" ( fonction de représentation du maître de l'Ordre du Temple dans la province). 

- Jacques de Molay : dernier grand maître des Templiers.

 

Autres templiers cités : 

Roncelin de Fos fut le maître de la maison templière de Tortose ( actuellement en Syrie, base maritime importante encore aujourd'hui utilisée par la Marine Russe )  en 1241 ou 1242, puis plus tard précepteur de Provence lorsqu'il a ordonné Templier,  Raimbaud de Caromb, probablement en 1243 ou à l'âge de 17 ans de ce dernier. 

Amaury de la Roche : « issu d'une branche de la famille des comtes de Namur, installée près d'Autun », était commandeur de la province de France en 1256. Il se trouve ensuite en Terre sainte accédant à la deuxième dignité la plus élevée au sein de l'ordre, à savoir celle de grand commandeur en 1261 - 1262. Ami et proche confident du roi Louis IX de France (saint Louis), il est envoyé en France en 1264 par le maître de l'ordre Thomas Béraud. De 1265 à 1271, il succède à Humbert de Pairaud comme maître de la province de France. Il est jugé hérétique lors du procès de l'ordre du Temple, néanmoins on est pas sur de son exécution réelle, il y a donc un doute sur sa mort.

Jean le Français : précepteur de Péderac. Voir aussi ce lien

Hubert de Pairaud : Père de Hugues de Pairaud, c'est lui aurait ordonné Templiers son propre fils. Il va également faire comme Templiers, Jacques de Molay, dans la ville de Beaune en 1265, en présence d'Amaury de La Roche, maître en France et ami du roi de France Louis IX

Guillaume de Paris : inquisiteur.

Robert de Torville : précepteur des commanderies de l'ordre des Templiers en Angleterre.

 

 

 

 

 

 parchemin de chinon

Parchemin de Chinon

 

Traduction en Français moderne par montjoye.net d'après un document en Anglais : pour une meilleur lisibilité j'ai sectionné le texte par Templiers interrogé, rajouté des couleurs ( rouge pour les templiers et bleu pour le clergé ). Les parties en italiques sont des rajouts.

 

Chinon, 17 au 20 août 1308

Au nom du Seigneur, amen. Nous, Béranger Frédol,  par la miséricorde de Dieu, cardinal-prêtre de Saints-Nérée-et-Achilée et Étienne de Suisy,cardinal-prêtre de Saint-Cyriaque-des-Thermes et Landolfo Brancaccio, cardinal-diacre de Saint-Ange-de-la-Pêcherie, déclarent à travers cette déclaration officielle adressée à tous ceux qui liront ce que , depuis notre très saint père et seigneur clément, par la divine providence Pontificale suprême de l'église romaine et universelle, après avoir reçu le mot de la bouche et aussi des rapports retentissants de l'illustre roi de France et prélats, ducs, comtes, barons et autres sujets de ce royaume, les deux nobles et roturiers, avec quelques frères, prêtres, chevaliers, précepteurs et serviteurs de l'ordre des Templiers, avait ouvert une enquête sur les questions concernant les frères.

Les questions concernant la foi catholique et la règle de cette ordonnance, en raison de laquelle il a subi l' infamie publique, notre seigneur pape souhaitant et ayant l' intention de connaître la vérité pure, complète et sans compromis des dirigeants de la dite ordonnance, à savoir frère Jacques de Molay, grand maître de l'Ordre des Chevaliers Templiers, frère Raimbaud de Caromb, précepteur des commanderies de Templiers en Outremer , frère Hugues de Pairaud, précepteur de France, frère Geoffroy de Gonneville, précepteur d'Aquitaine et du Poitou, et Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, ordonné et nous a commandé spécifiquement et par son exprimé verbalement volonté afin que nous pourrions avec la diligence examiner la la vérité en interrogeant le Grand Maîtres et les précepteurs mentionnés ci-dessus, un par un et individuellement, après avoir convoqué les notaires des témoins publics et dignes de confiance.

Et ayant agi conformément au mandat et mis en service par ledit Seigneur Suprême Pontificale, nous avons interrogé le grand maître précité et les précepteurs et les examina concernant les questions décrites ci-dessus. Leurs paroles et leurs aveux ont été écrites exactement comme ils sont inclus ici par les notaires dont les noms figurent ci-dessous en présence des témoins ci-dessous ( voir en bas ).

Nous avons également commandé ces choses établies dans ce formulaire officiel et validés par la protection de nos sceaux.

 

Raimbaud de Caromb

 

Dans l'année de notre Seigneur 1308,  le 17 e jour de Août, dans la troisième année du pontificat du pape Clément V, frère Raimbaud de Caromb, précepteur des commanderies de Templiers en Outremer , était mis en face de nous, les pères cités au dessus, à la ville de Chinon du diocèse Tours . Avec sa main sur la Bible , il a pris un serment qu'il parlerait de la vérité pure et complète sur lui-même, aussi bien les individus et les frères de l'Ordre et de l'Ordre, en ce qui concerne les questions de la foi catholique et la Règle de ladite Ordre, et aussi environ cinq individus et frères de l'Ordre en particulier.

Diligemment interrogé par nous sur le temps et les circonstances de son initiation dans l'ordre il a dit qu'il a été fait templiers vers 1243 (?) ,ou à peu près, depuis qu'il avait été fait chevalier et admis dans l'Ordre du Temple par le frère Roncelin de Fos, à ce moment-là il était précepteur de Provence , dans la ville de (?), dans le diocèse de Carpentras ou Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la chapelle de la commanderie templière locale.

Au cours de la cérémonie , le patron n'a rien de mauvais au novice, mais après son admission, est venu à lui un serviteur-frère, dont il ne souvient pas du nom car il est mort depuis longtemps. Il le prit à part, avec une  petite croix sous son manteau, et quand tous les frères sont sortis, ils restèrent seuls.

Ce frère-serviteur a montré cette croix à l'orateur ,qui ne se souvient pas si elle portait l'effigie du crucifix ou non, mais estime cependant qu'il y avait un crucifix soit peint ou sculpté.

Et ce frère-serviteur dit à haute-voix: «Vous devez dénoncer celui-ci.» Et l'orateur, ne croyant pas lui-même à commettre un péché, a déclaré: ". Et donc, je dénonce" Ce frère-serviteur a également dit qu'il devrait préserver sa pureté et sa chasteté, mais s'il ne pouvait pas le faire, qu'il valait mieux le faire secrètement que publiquement. Raimbaud de Caromb a également déclaré que sa dénonciation ne vient pas du cœur, mais de la bouche.

Puis il a dit que le lendemain , il a révélé ceci à l'évêque de Carpentras,  qui était présent au lieu dit, et l'évêque lui a dit qu'il avait mal agi et a commis un péché.

Ensuite , l'interrogé a avoué sur ce compte au même évêque et a du effectuer des pénitences qu'il a réalisé, selon lui.

Interrogé sur le péché de sodomie, il a dit qu'il n'a jamais été une partie de celui-ci, ni l'exécution ou durable, et qu'il n'a jamais entendu que les chevaliers Templiers engagés dans ce péché, en dehors de ces trois chevaliers qui avaient été punis par l'incarcération perpétuelle dans le château Pèlerin.

Lorsqu'on lui a demandé si les frères de ladite ordonnance ont été reçus dans l'ordre de la même manière qu'il a été reçu en elle, il a répondu qu'il ne savait pas que, parce qu'il n'a jamais initié d'autres personnes et n'a pas vu de personne qui soit accepté dans l'Ordre, à part deux ou trois frères. En ce qui concerne ces derniers, il ne savait pas s'ils ont dénoncé le Christ ou non.

Quand il a été interrogé sur les noms de ces frères, il dit que l'on avait le nom de Pierre, mais qu'il ne se souvenait pas de son nom de famille. Lorsqu'on lui a demandé quel âge il avait quand il a été fait frère de la dite ordonnance, il a répondu qu'il avait dix-sept ans ou à peu près.

Quand il a été interrogé sur le craché sur la croix et à la tête adorée, il a dit qu'il ne savait rien, ajoutant qu'il avait jamais entendu aucune mention de cette tête jusqu'à ce qu'il entende le seigneur pape Clément parler de lui cette année. Quand il a été interrogé sur la pratique de l'embrassé, il a répondu que le frère précité Roncelin l'embrassa sur la bouche quand il le reçut comme un frère;

il a dit qu'il ne savait rien à propos d'autres baisers. Quand il a été demandé s'il voulait maintenir ce qu'il avait dit au cours de la confession, si cela a été fait selon la vérité, et s'il avait ajouté quoi que ce soit de faux ou quoi que ce soit qui ne mentionne pas la vérité, il a répondu qu'il voulait maintenir ce qu'il avait dit précédemment dans sa confession, qu'il était sincère, et qu'il n'a rien ajouté comme mensonge, ni omis tout ce qui était vrai.

Quand il a été demandé s'il avait avoué, en raison d'une demande, d'une récompense, en faveur d'une reconnaissance, la peur, la haine ou à la persuasion par quelqu'un d'autre, ou l'utilisation de la force, ou la peur de l'imminence de la torture, il a répondu que ce n'est pas le cas.

Ensuite, ce très beau Raimbaud de Caromb debout sur ses genoux avec ses mains jointes, a demandé notre pardon et la miséricorde en ce qui concerne les actions mentionnées ci-dessus. Et comme il a plaidé ainsi, frère Raimbaud a dénoncé en notre présence l'hérésie susmentionnée, ainsi que toute autre hérésie.

Pour la deuxième fois, il a prêté serment avec sa main sur le Saint Évangile de notre Seigneur, en ce qu'il va obéir aux enseignements de l'Eglise, qu'il maintiendra, respectera et observera la foi catholique que l'Église romaine maintient, soutient et proclame, ainsi que enseigne et exige des autres de l'observé, et qu'il va vivre et mourir comme un chrétien fidèle.

Après ce serment, par l'autorité du seigneur pape spécifiquement accordé à nous, à cette fin, nous avons étendu cette demande humblement à frère Raimbaud, l'Église accepte la miséricorde de l'absolution du verdict d'excommunication qui avait été engagée par des précédents actes ( judiciaires ), le rétablissement de l'unité avec l'Église et le réintégrant pour la communion des fidèles et les sacrements de l'Église.

 

Geoffroy de Charnay

 

En outre, le même jour, le frère chevalier Geoffroy de Charnay, précepteur des commanderies de l'Ordre des Templiers en Normandie, apparaissant personnellement de la manière décrite précédemment et la forme, en notre présence, et en présence des notaires, ainsi que des témoins, modestement jura avec sa main sur l'Evangile du Seigneur et a été interrogé sur la manière de sa réception dans la dite ordonnance.

Il a témoigné qu'il a été bien, depuis quarante ans environ,  accepté dans l'Ordre des Templiers par le frère Amaury de la Roche, le précepteur de France à Étampes du diocèse de Sens, dans la chapelle de la commanderie templière locale. Présent à la cérémonie étaient frère Jean le Français, précepteur de Pédenac, et environ une dizaine de frères de l'odre qu'il pensait être tous morts maintenant. Et puis, une fois qu'il avait été accepté dans l'ordre et le manteau de l'ordre avait été placé sur ses épaules, le frère qui a effectué la cérémonie le prit à part au sein de la même chapelle et lui montra un crucifix à l'effigie du Christ, et a dit lui qu'il ne devrait pas croire dans le Crucifié, mais devait en fait le dénoncer. Puis le frère a accepté la demande du frère et a dénoncé verbalement, mais pas dans son cœur.

En outre, il a dit que, au moment de son intronisation, le novice embrassa le destinataire sur la bouche et dans sa poitrine à travers le vêtement comme un signe de respect.

Lorsqu'on lui a demandé si les frères de l'Ordre des Templiers, tout en étant initiés à l'ordre ont été acceptés de la même manière qu'il était, il a dit qu'il ne savait pas. Il a également dit que lui-même a reçu un frère dans  l'ordre des Templiers , avec la même cérémonie par laquelle il avait été lui-même accepté. Ensuite, il a accepté beaucoup d'autres sans la dénonciation décrite plus haut et de bonne manière. Il a également dit qu'il avait avoué à propos de la dénonciation de la croix qu'il avait fait lors de la cérémonie d'introduction et d'avoir été forcé de le faire ,par le frère qui effectuait la cérémonie, au patriarche de Jérusalem de l'époque, ce dernier l'a absous de ce pêché.

Lorsque il fut interrogé sur le fait de cracher sur la croix, la pratique de l'embrasser , le vice de la sodomie ainsi que la tête adoré, il a répondu qu'il n'en savait rien. En outre interrogé, il a dit qu'il croyait que les autres frères avaient été acceptés dans l'Ordre de la même manière que lui. Il a dit cependant qu'il ne savait pas avec certitude depuis quand ces choses ont eu lieu, les nouveaux frères ont été pris à part afin que les autres frères qui étaient présents ne pouvaient ni voir, ni entendre, ce qui se passait avec eux. Interrogé sur l'âge qu'il se trouvait au moment accepté dans l'ordre, il a répondu qu'il avait seize ans, dix-sept ans environ.

Quand il a été demandé s'il avait dit ces choses à cause d'une demande, une récompense, la reconnaissance, la faveur, la peur, la haine ou à la persuasion par quelqu'un d'autre, ou l'utilisation de la force, ou la peur de l'imminence de la torture, il a répondu qu'il n'a pas fait. Quand il a été demandé s'il voulait maintenir ce qu'il avait dit au cours de la confession, si cela a été fait selon la vérité, et s'il avait ajouté quoi que ce soit faux ou quoi que ce soit retenu qui est la vérité, il a répondu qu'il voulait maintenir ce qu'il avait déjà dit dans sa confession au cours de laquelle il avait seulement dit ce qui était vrai, que ce qu'il disait était selon lui la vérité et qu'il ne rien ajouté, ni mensonge, ni omission de tout ce qui était vrai.

Après cela, nous avons conclu pour prolonger la miséricorde de l'absolution de ces actes frère Geoffroy, qui, dans la forme et de la manière décrite ci-dessus avait dénoncé en notre présence le décrit et toute autre hérésie, et juré en personne le saint Évangile du Seigneur, et humblement demandé la miséricorde de l'absolution, le rétablissement de l'unité avec l'Eglise et le réintégrant pour la communion des fidèles et les sacrements de l'Église.

 

Geoffroy de Gonneville

 

Le même jour, en notre présence et la présence de notaires, ainsi que les témoins énumérés ci-dessous, frère Geoffroy de Gonneville personnellement apparu et a été diligemment interrogé sur le temps et les circonstances de sa réception et à propos d'autres questions décrites ci-dessus. Il a répondu qu'il a été vingt-huit ans ou à peu près depuis qu'il a été reçu comme un frère de l'Ordre des Templiers par le frère chevalier Robert de Torville, précepteur des commanderies de l'ordre des Templiers en Angleterre , dans la ville de Londres , à la chapelle de la commanderie locale. Et ce récepteur, après avoir donné le manteau des Templiers sur la ce membre nouvellement reçu, lui montra la croix représenté dans un livre et a dit qu'il devrait dénoncer celui dont l'image a été représenté sur cette croix. Lorsque le nouvellement reçu ne voulait pas le faire, le récepteur lui a dit à plusieurs reprises qu'il devrait le faire.

Et comme il a complètement refusé de le faire, le récepteur, voyant sa résistance, lui dit: «Veux-tu me jurer que si demandé par l'un des frères que vous diriez que vous aviez fait cette dénonciation, à condition que je te permets pas pour le faire? "et le nouvellement reçu répondu « oui », et a promis que s'il a été interrogé par l'un des frère de ladite ordonnance, il disait qu'il avait fait cette dénonciation. Et, comme il le dit, il n'a fait aucune dénonciation autrement. Il a également dit que ledit récepteur lui a dit qu'il devrait cracher sur la croix décrit. Lorsque le nouvellement reçu n'a pas voulu le faire, le récepteur placé sa main sur la représentation de la croix et dit: "Au moins cracher sur ma main" Et puisque le novice craignait que le récepteur supprimerait sa main et qu'une partie du crachat viendrait sur la croix, il ne voulait pas  cracher sur la main avec la croix étant à proximité.

Lorsque diligemment interrogé sur le péché de sodomie, le chef adoré, à propos de la pratique de baisers et d'autres choses pour lesquelles les frères de ladite ordonnance ont reçu une mauvaise réputation, il a dit qu'il ne savait rien. Lorsqu'on lui a demandé si d'autres frères de l'Ordre ont été acceptés dans l'Ordre de la même manière qu'il était, il a dit qu'il croyait que la même chose a été fait pour d'autres comme cela a été fait pour lui au moment de son initiation qu'il a décrit.

Quand il a été demandé s'il avait dit ces choses à cause d'une demande, une récompense, la reconnaissance, la faveur, la peur, la haine ou à la persuasion par quelqu'un d'autre, ou l'utilisation de la force, ou la peur de l'imminence de la torture, il a répondu qu'il n'a pas fait. Après cela, nous avons conclu pour prolonger la miséricorde de l'absolution de ces actes frère Geoffroy de Gonneville, qui, dans la forme et de la manière décrite ci-dessus avaient dénoncé en notre présence le décrit et toute autre hérésie, et juré en personne le saint Évangile du Seigneur, et humblement demandé la miséricorde de l'absolution, le rétablissement de l'unité avec l'Eglise et le réintégrant pour la communion des fidèles et les sacrements de l'Église.

 

Hugues de Pairaud

 

Puis, le dix-neuvième jour du mois, en notre présence, et en présence des notaires et les mêmes témoins, le frère Hugues de Pairaud, précepteur de commanderies templières dans le royaume France apparu personnellement et a pris un serment sur le Saint Evangile du Seigneur, plaçant sa main sur elle de la manière décrite ci-dessus. Ce frère Hugues, après avoir prêté serment comme indiqué, et d'être diligemment interrogé a dit au sujet de la manière de son initiation qu'il a été reçu à Londres à commanderie templière local, dans son église.

Il y a quarante-six ans, cette fête passée de Sainte Madeleine. Il a été intronisé comme un frère de l'Ordre par le frère de Hubert de Pairaud, son propre père, un Visiteur des commanderies templières en royaume de France et dans le Poitou. Il a placé sur ses épaules le manteau de ladite ordonnance. Ceci ayant été fait, un frère de ladite ordonnance, sous le nom de John, qui devint précepteur de La Muce, le prit dans une certaine partie de cette chapelle, lui montra une croix à l'effigie du Christ, et lui a ordonné pour dénoncer celui dont l'image il a été représenté. Il a refusé, autant qu'il pouvait, selon lui. Finalement, cependant, vaincu par la peur et les menaces de frère John, il a dénoncé celui dont l'image il a été représenté qu'une seule fois. Et bien que le frère John plusieurs fois exigé qu'il crache sur cette croix, il a refusé de le faire.

Lorsqu'on lui a demandé s'il devait embrasser le récepteur, il a dit qu'il a fait, seulement sur la bouche.

Interrogé sur le péché de sodomie, il a répondu qu'il n'a jamais été imposée à lui et qu'il ne l'a jamais fait.

Lorsqu'on lui demande s'il a accepté quelqu'un d'autre dans l'Ordre, il a répondu qu'il l'a fait à plusieurs reprises, et qu'il a accepté plus de personnes que tout autre membre vivant dans l'Ordre.

Interrogé sur la cérémonie par laquelle il les a acceptées, il a dit que, après qu'ils ont été reçus et donnés les manteaux de l'Ordre, il leur ordonna de dénoncer le crucifix et de l'embrasser au bas du dos, dans le nombril, puis sur la bouche. Il a également dit qu'il leur imposait de s'abstenir de relation avec les femmes, et, si ils étaient incapables de contenir leur désir, de se joindre aux frères de l'Ordre.

Il a également déclaré sous serment que la dénonciation susmentionnée, lequel il a réalisé lors de l'initiation, ainsi que d'autres choses décrites, qu'il exigeait d'eux que ça soit fait en paroles seulement, et non pas dans l'esprit. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il se sentait peiné et de ne pas exécuté dans l'esprit les choses qu'il a fait : il a répondu que tels étaient les statuts ou plutôt les traditions de l'Ordre et qu'il espérait toujours que cette erreur soit retirée de l'Ordre.

Lorsqu'on lui a demandé si l'un des membres, nouvellement reçus, par lui ont refusé d'effectuer le crachement décrit et d'autres choses malhonnêtes énumérés ci-dessus, il a répondu que seulement quelques-un  et finalement tous l'ont  comme il l'a ordonné. Il a également dit que, bien que lui-même chargé frères de l'ordre qu'il a lancé à se joindre à d'autres frères, pourtant il n'a jamais fait ça, ni entendu que quiconque commettre ce péché, sauf pour les deux ou trois frères en Outremer qui ont été incarcérés dans le Château Pèlerin ( actuellement en Israël, base actuelle d'entrainement des Commandos Marines )

Lorsqu'on lui a demandé s'il savait si tous les frères de ladite ordonnance ont été engagées dans la même manière qu'il a initié d'autres, il a dit qu'il ne savait pas avec certitude sur les autres, seulement sur lui-même et ceux qu'il a initié, parce-que les frères sont initiés dans  le secret que rien ne peut être connu autrement que par ceux qui sont présents. Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait qu'ils étaient tous initiés de cette manière, il a dit qu'il croyait que le même rituel est utilisé ,tout en initiant les autres, comme il a été utilisé dans son cas et lui-même administré quand il en a reçu d'autres.

Interrogé sur la tête d'une idole qui aurait été adoré par les Templiers, il a dit qu'il lui a été présenté à Montpellier par le frère Peter Alemandin, précepteur de cet endroit, et que cette tête est restée en possession du frère Peter.

Lorsqu'on lui a demandé à quel âge il avait été accepté dans l'ordre, il a répondu qu'il avait entendu sa mère dire qu'il en avait dix-huit. Il a également dit qu'auparavant, il avait avoué ces choses en présence du frère Guillaume de Paris, Inquisiteur des actions hérétiques, ou son adjoint. Cet aveu a été écrit dans la main de la soussignée Arnulphe d'Orléans et d'autres notaires. Il souhaite maintenir cette confession, tout comme il est, ainsi de maintenir dans la présente confession ce qui est en accord avec le précédent. Et s'il y a quelque chose de supplémentaire dans cette confession devant l'Inquisiteur ou son adjoint, comme cela a été dit ci-dessus, il ratifie, approuve et confirme.

Quand il a été demandé s'il avait avoué ces choses à cause d'une demande, une récompense, la reconnaissance, la faveur, la peur, la haine ou à la persuasion par quelqu'un d'autre, ou l'utilisation de la force, ou la peur de l'imminence de la torture, il a répondu que ce n'est pas le cas Lorsqu'on lui a demandé si lui, après avoir été appréhendé, a été soumis à un interrogatoire ou la torture, il a répondu par la négative.

Après cela, nous avons conclu pour prolonger la miséricorde de l'absolution de ces actes frère Hugues, qui, dans la forme et de la manière décrite ci-dessus avait dénoncé en notre présence le décrit et toute autre hérésie, et juré en personne le saint Évangile du Seigneur, et humblement demandé la miséricorde de l'absolution, le rétablissement de l'unité avec l'Eglise et le réintégrant à la communion des fidèles et les sacrements de l'Église.

 

Jacques de Molay

 

execution jacques de molay

Exécution de Jacques de Molay à Paris

 

Puis le vingtième jour du mois, en notre présence, et en présence des notaires et les mêmes témoins, beau-frère chevalier Jacques de Molay, grand maître de l'Ordre des Templiers est apparu personnellement et ayant prêté serment dans la forme et la manière indiquée ci-dessus , et après avoir été soigneusement remis en question, dit qu'il est depuis quarante-deux ans, ou à peu près, été reçu comme un frère de l'ordre par le frère chevalier Hubert de Pairaud, au moment visiteur de la France et du Poitou, à Beaune, diocèse de Autun, dans la chapelle de la commanderie templière locale de ce lieu.

En ce qui concerne le chemin de son initiation à l'Ordre, il a dit que lui ayant donné le manteau du récepteur lui montra la croix et lui a dit qu'il devrait dénoncer le Dieu dont l'image a été représenté sur cette croix, et qu'il devrait cracher sur la Croix. Ce qu'il a fait, mais il n'a pas craché sur la croix, mais près de lui, selon ses mots. Il a également dit que réalisé cette dénonciation en paroles, non pas dans l'esprit. En ce qui concerne le péché de sodomie, la tête adoré et la pratique de baisers illicites, il a été instamment interrogé, il a déclaré qu'il ne savait rien de cela.

Quand il a été demandé s'il avait avoué ces choses à cause d'une demande, une récompense, la reconnaissance, la faveur, la peur, la haine ou à la persuasion par quelqu'un d'autre, ou l'utilisation de la force, ou la peur de l'imminence de la torture, il a répondu qu'il n'a pas fait. Lorsqu'on lui a demandé si lui, après avoir été appréhendé, a été soumis à un interrogatoire ou la torture, il a répondu qu'il n'a pas fait.

Après cela, nous avons conclu pour prolonger la miséricorde de l'absolution de ces actes frère Jacques de Molay, grand maître de cette commanderie, qui, dans la forme et de la manière décrite ci-dessus avait dénoncé en notre présence l'hérésie décrite et tout autre, et juré dans personne saint Évangile du Seigneur, et humblement demandé la miséricorde de l'absolution, le rétablissement de l'unité avec l'Eglise et le réintégrant à la communion des fidèles et les sacrements de l'Église.

Signature des intéressés  ( en rajout des déclarations précédentes )

 

Sur le même vingtième jour du mois, en notre présence, et en présence des notaires et les mêmes témoins, frère Geoffroy de Gonneville librement et volontairement ratifié, approuvé et confirmé sa confession signée qui a été lu à lui dans sa langue maternelle, et a assuré qu'il avait l'intention de rester là et maintenir à la fois cette confession, et la confession qu'il a fait à une autre occasion ,en face de l'Inquisiteur ou inquisiteurs, sur les transgressions hérétiques susmentionnées, dans la mesure où il était en concordance avec la confession faite devant nous, les notaires et les témoins mentionnés ci-dessus; et que s'il y a quelque chose de supplémentaire contenue dans la confession faite devant l'Inquisiteur et inquisiteurs, comme il a été dit plus tôt, il ratifie, approuve et confirme la déclaration.

Sur le même vingtième jour du mois, en notre présence, et en présence des notaires et les mêmes témoins, le frère-précepteur Hugues de Pairaud d'une manière similaire librement et volontairement ratifié, approuvé et confirmé sa confession signée qui a été lu pour lui dans sa langue maternelle.

 

Conclusion et signatures 

 

Nous avons commandé Robert de Condet, clerc du diocèse de Soissons, un notaire par le pouvoir apostolique, qui était parmi nous avec les notaires et les témoins énumérés ci-dessous, d'enregistrer et de rendre public comme preuve de ces confessions, ainsi que chaque chose décrit ci-dessus qui a eu lieu en face de nous, les notaires et les témoins, ainsi que tout fait par nous, exactement comme il est indiqué ci-dessus, et de le valider en attachant notre sceau.

Cela a été fait sur l'année, indiction, mois, jour, pontifier et le lieu indiqué ci-dessus, en notre présence et la présence d'Umberto Vercellani, Nicolo Nicolai de Benvenuto et qui précède Robert de Condet, et de maîtriser également Amise d'Orléans, le greffier,, notaires publics par le pouvoir apostolique, ainsi que pieux et distingué frère Raymond, abbé du monastère bénédictin de Saint-Théofred, Annecy diocèse, maître Berard de Boiano, archidiacre de Troia, Raoul de Boset, confesseur et canon de Paris, Pierre de Soire, intendant de Saint-Gaugery en Cambresis, qui ont été recueillies spécifiquement en tant que témoins.

Et moi, Robert de Condet, clerc du diocèse de Soissons, notaire par le pouvoir apostolique, observé avec d'autres notaires et témoins chacun et chaque chose décrit ci-dessus qui a eu lieu en présence des révérends pères précités seigneurs presbytres cardinaux, moi-même et d'autres notaires et témoins, ainsi que ce qui a été fait par leurs seigneuries. Sur les ordres de leurs seigneuries les presbytres de cardinaux, je fis ce disque, et mis sous la forme officielle, et scellé avec mon sceau, après avoir été invité à le faire.

Et aussi je, Umberto Vercellani, clerc de Béziers, notaire par le pouvoir apostolique, observé avec d'autres notaires et témoins chacun et chaque chose décrit ci-dessus qui a eu lieu en présence des précités presbytres seigneurs cardinaux, ainsi que ce qui a été fait par leur seigneuries cardinal presbytres tout comme il est indiqué ci-dessus en détail plus complète. Sur les ordres de ces presbytres cardinaux, pour plus d'assurance, je l'ai écrit sous ce dossier et scellé avec mon sceau.

Et aussi je, Nicolo Nicolai di Benevento, notaire par décret apostolique, observé avec d'autres notaires et témoins chacun précités et tout décrit ci-dessus qui a eu lieu en présence des précités presbytres seigneurs cardinaux, ainsi que ce qui a été fait par leurs seigneuries comme il est indiqué ci-dessus en détail plus complète. Sur les ordres de ces presbytres cardinaux, pour plus d'assurance, je l'ai écrit sous ce dossier et scellé avec mon sceau.

Et aussi je, Arnulphe d'Orléans appelé le ratif, notaire par la puissance de la sainte Eglise romaine, observée avec d'autres notaires précités et des témoins aveux, des dépositions et autres chaque chose décrit ci-dessus qui a eu lieu en présence des révérends pères précités seigneurs de presbytres cardinaux, ainsi que ce qui a été fait par leurs seigneuries comme il est indiqué ci-dessus en détail plus complète. Sur les ordres de ces presbytres cardinaux, comme un témoignage de la vérité, je l'ai écrit sous ce dossier et scellé avec mon sceau, ayant été demandé de le faire.


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