Eglise et Chapelle de Jouhet

 eglise de jouhet

 

L'église de Jouhet

cul de lampe XIIe XIe

Elle est située sur une terrasse qui surplombe la Gartempe, est moins connue que la chapelle funéraire en face d'elle sur l'esplanade du village. Cette chapelle a été fondée à la fin de la période médiévale par Pierre de Boschage, curé de Jouhet, elle est classée monument historique depuis 1908 en raison de ses peintures murales exceptionnelles.

L'église paroissiale de Jouhet est mentionnée dès 1093 et vouée au culte de Notre-Dame. Au XVIIe siècle, la visite canonique atteste que l'église est assez bien entretenue mais que le prieur réside à Paris et est suppléé pour le culte par les religieux récollets de Montmorillon. Des travaux de réparation de l'église ont eu lieu au XIXe siècle, notamment la vente d'anciens pavés de l'église et de pierres pour subvenir aux besoins de réparation, la couverture en ardoises du clocher, la réfection de la porte d'entrée et la construction d'une sacristie.

L'église est de style roman avec une nef de simple vaisseau et un choeur voûté au XIIIe siècle avec un chevet plat à baie en triplet. Le clocher a été reconstruit à l'époque classique en raison de la disparition du clocher mur occidental. L'église est maçonnée en moellons crépis et couverte de tuiles plates. Le portail ouvert dans le pignon ouest est en arc brisé avec des voussures simples et des impostes au décor sobre. L'accès se fait généralement par la porte sud, près de laquelle se trouve un bloc taillé qui pourrait avoir été le socle d'une ancienne croix monumentale. La sacristie moderne fait saillie contre le flanc sud et date de 1887.

À l'intérieur, l'espace est caractérisé par l'unicité du volume orienté par le triplet à chevet plat. Les baies étroites, fortement ébrasées et à base talutées, attirent le regard vers le sanctuaire. Le chœur présente une voûte bombée à 8 nervures, de type angevin. L'arc doubleau sépare la nef du chœur et les ogives retombent sur des chapiteaux à crochets qui peuvent dater du XIIIe siècle. Le voûtement de la nef n'a jamais été achevé. Des traces de peintures murales ont été trouvées sur les bandeaux de la nef, aux couleurs identiques à celles des peintures murales de la chapelle de la vierge et de Sainte Catherine.

 

chapelle funeraire jouhet

Chapelle funéraire de Jouhet

Cette chapelle, qui date du XVème siècle, a été construite en remplacement d'un édifice plus ancien. Elle est dotée d'une voûte en berceau brisé, décorée de peintures commandées par Jean de Moussy, seigneur de La Contour, Antigny et Bois-Morand, qui représentent des épisodes de la Genèse et de l'Enfance du Christ. L'une des scènes dépeint une histoire populaire à la fin du Moyen Âge : la Rencontre des trois morts et des trois vivants. Cette même scène peut être observée dans la chapelle de l'église d'Antigny.

Le Dit des trois Morts et des trois Vifs, représenté dans la peinture, la miniature, l'enluminure ou la sculpture, met en scène trois cadavres qui s'adressent à trois jeunes piétons richement parés ou cavaliers en train de chasser. Ce thème n'aborde pas directement la mort des trois jeunes hommes, mais plutôt la leçon et l'avertissement de la décomposition et de la pourriture qui les attend dans un futur plus ou moins lointain.

L'église fait partie de l'itinéraire culturel de la Vallée des Fresques. Cette route, qui s'étend de Saulgé à Saint Savin, propose la visite d'édifices religieux présentant des peintures murales de différentes périodes allant du Moyen Âge au XIXème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sources : https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/jouhet-eglise-notre-dame/ - 

 

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