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Deux Livres sur Jeanne d'Arc

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Livres sur Jeanne d'Arc

Deux livres essentiels


Jeanne d'Arc, histoire et Dictionne, Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary

 

 

Un livre ces derniers jours a attiré toute mon attention c'est celui écrit par Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary.

C'est probablement l'un des complets, des plus denses mais aussi le plus accessible dans sa forme pour travailler sur Jeanne d'Arc. En effet la première partie sur presque 450 pages parle de l'histoire de Jeanne d'Arc avec le plus d'objectivité possible. La deuxième partie ressemble à un dictionnaire composé de plus de 1100 pages à lui tout seul ! une vraie bible, source d'information quasi inépuisable. Tout cela se rajoute des plans et cartes, le seul regret est de ne pas avoir de fac similé de documents comme les lettres de Jeanne d'Arc par exemple, il manque un livre ou un DVD récent à ce sujet, j'espère qu'il viendra un jour.

 

Vous le trouvez à la FNAC : http://livre.fnac.com/a3733171/Philippe-Contamine-Jeanne-d-Arc

 

 

 


Jeanne d'Arc, Regine Pernoud

 

Sinon pour ceux qui cherche un livre plus simple à lire mais assez complet tout en restant exhaustif et agréable à lire il y a le livre de Régine Pernoud

" J'ai nom Jeanne la Pucelle". A la fois très clair, simple avec de nombreuses illustrations il permet de se faire une idée de son époque, du trajet de Jeanne et des évènements tel que nous pouvons les connaîtres aujourd'hui en évitant les polémiques stériles sur son sujet. Régine Pernoud , décédée aujourd'hui, est surement l'une des plus grandes spécialiste à ce sujet, chacun de ces livres étant une référence.

http://livre.fnac.com/a224089/Regine-Pernoud-J-ai-nom-Jeanne-la-Pucelle

Mise à jour le Vendredi, 27 Janvier 2012 18:33

Jeanne d'Arc à Paris, siège de Paris, porte de Saint Honoré, quatrième blessure

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Jeanne d'Arc  à Paris, la quatrième blessure.


Jeanne d'Arc, Porte Saint Honoré à Paris

On parle plus rarement de la tentative de Jeanne d'Arc de prendre la ville de Paris, alors qu'aujourd'hui la porte Saint-Honoré se trouverait à côté du Louvre. Paris est alors aux mains des Bourguignons de Philippe le Bon et indirectement des Anglais. L'emplacement du siège de Paris pour prendre la ville se trouve juste à côté de la station "Palais royal - musée du Louvres", endroit d'ailleurs totalement eclipsé par la statue Jeanne d'Arc sur la place des pyramides située à quelques centaines de mètres de l'ancienne  porte Saint-Honoré supprimée au XVIIe.

 


Informations
  •  Téléphone :   
  •  Heures d'ouvertures & Visites  :
  •  Visible de l'extérieur pour la plaque commémorative de la porte Saint-Honoré, le marché aux pourceaux est par contre dans une arrière-cour.


 

Historique
  sources : Bibliographie Jeanne d'Arc

 

Après avoir fait sacrer le roi à Reims  Jeanne veut libérer Paris. Mais Charles VII semble moins enclin à suivre Jeanne sûrement sur les conseils  de Georges Ier de la Trémoille seigneur du château de Sully-sur-Loire et de divers conseillers.

En réalité le roi est partagé entre deux fronts :

-    Ceux qui veulent continuer le combat : Jeanne d’Arc, Duc l’Alençon, La Hire, le Comte de Dunois, Arthur III de Bretagne et Gilles de Rais.
-    Ceux qui veulent négocier avec les bourguignons : Georges Ier de la Trémoille alors favori de Charles VII et les conseillers du roi qui estimaient, peut être alors assez justement qu’il ne pourrait vaincre les Anglais sans l’aide des Bourguignons.

La lutte fratricide entre La Trémoille et Arthur III de Bretagne, le soutien de Jeanne d’Arc sur ce dernier va sûrement jouer un rôle relativement néfaste à la poursuite des combats. Charles VII , est encore assez jeune avec ces 26 ans et il est très clairement sous l’emprise de son favori.
De nature prudente Charles VII veut temporiser et veut respecter la trêve entre les Bourguignons et le Roi de France signé officiellement le 28 août 1429 à Compiègne entre Philippe le Bon et Charles VII.  En réalité des accords secrets , début août, avaient déjà été passés entre le Duc de Bourgogne et le Roi de France (8-P124), espérant alors selon les dires du roi «  la parfaite affection et le vrai désir de pacifier avec lui et d’avoir trouvé un accord ». Jeanne d’Arc n’a pas confiance aux Bourguignons et veut continuer la lutte, le temps lui donnera raison avec notamment l’arrivée en catimini de renforts britanniques dans le nord de la France.

Cependant la trêve signée entre le Duc de Bourgogne et le Roi ne prend pas en compte Paris et se termine à Noël de la même année.

Jeanne d’Arc entre à Compiègne avec le Roi le 18 août 1429 accueilli par Guillaume de Flavy alors Capitaine de Compiègne. Elle  ne loge pas avec le Roi, mais  à l’Hôtel du Bœuf ( ou enseigne du Bœuf ) (8-P122) qui appartient au procureur du roi Jean le Féron. Elle dort alors avec la femme du procureur Marie Le Boucher. Aujourd’hui on peut être surpris, mais à l’époque c’était courant, les lits étaient rares et l’on dormait souvent en famille ( mère , père , enfants selon les situations financières ). Il faut donc ne pas  voir en cela une attitude particulière, on est en période de guerre et les logements confortables sont rares et dispendieux et il est évidemment hors de question qu’elle aille dormir avec les soldats surtout pour une vierge. Bien évidemment quand des livres tel que celui de Ruggieri, « le stratagème » livre à la limite du ridicule et de la fumisterie mais qui ferait peut-être un bon roman, affirme que Jeanne était un homme parce qu’elle voulait dormir qu’avec des femmes c’est méconnaitre totalement les usages de cette époque, voire prendre les gens pour des imbéciles. Franchement en raisonnant un peu quelle aurait été la réaction de toutes ces femmes ?  des premiers compagnons de Jeanne d'Arc qui ont parfois dormi à côté d'elle lors du voyage entre Vaucouleurs et Chinon ? qui se serait rendu compte dans leurs lits ,le soir en allant se coucher, que Jeanne était un homme ...

Elle prend cependant assez rapidement  congé du Roi, sûrement avec son accord, le 23 août 1429. Elle dira au Duc d’Alençon selon la déclaration de ce dernier au procès de réhabilitation : « Mon beau Duc, faites appareiller vos gens et des autres capitaines. Par mon Martin ! je veux allez voir Paris de plus près que je ne l’ai vue ».

 

Jeanne d'Arc Paris

Elle est accompagnée (8-121) du Duc d’Alençon, de son frère Pierre d’Arc, de son écuyer Jean d’Aulon, de ses deux pages Louis de Contes et Raymond, de Jean de Metz et de Bertrand de Poulengy deux fidèles compagnons de route depuis Vaucouleurs ainsi que d’une compagnie d’hommes en armes. L’Armée royale fournie à Jeanne d’Arc pour la libération d’Orléans n’est pas encore dissoute, mais Charles VII semble gêné par les prises de position de la pucelle d’Orléans et veut gagner du temps…il la laisse donc partir  car ça l’arrange probablement, en effet elle entre en conflit d’intérêt direct avec les intentions du roi. Charles en profite alors pour recevoir notamment Jean de Luxembourg qui lui fait alors «  moult promesses de faire la paix, dont il ne fit rien sauf le décevoir » ( chronique de Berri ), celui même qui arrêtera Jeanne d’Arc en mai 1430.

Cet éloignement sonne alors le déclin de la relation entre Charles VII et Jeanne d’Arc qui se consume à petit feu.
L’acte de la trêve signé avec le Duc de Bourgogne comporte une clause curieuse alors que Jeanne d’Arc est déjà à Saint-Denis depuis le 26 août pour attaquer Paris :
« Réservé à notre dit cousin de Bourgogne que, si bon lui semble, il pourra, durant ladite abstinence, employer lui et ses gens à la défense de la ville de Paris, et résister à ceux qui voudraient faire la guerre ou porter dommage à celle-ci »

Cette  clause démontre assez bien que Charles VII ne soutiens plus directement Jeanne d’Arc ou alors que du bout des lèvres, d’autant que Paris ne fait pas partie du traité de paix temporaire, mais il accepte ou propose alors aux Bourguignons de la défendre quel que soit l’attaquant. S’agit-il alors d’une manœuvre politique de Charles VII pour entourlouper le duc de Bourgogne qui apprendra cependant sûrement rapidement de l’avancer de l’armée du roi ? ou s’agit-il tout simplement d’un abandon pur et simple de Jeanne d’Arc ? Voir même d’une tentative délibérée de la faire capturer, ou pire,  comme il sera le cas plus tard à Compiègne ?

Comment un roi qui envoie son armée aux bords de Paris peut-il alors accepter ce traité qui stipule que les bourguignons doivent défendre Paris contre une attaque ?  d’un autre côté on peut se dire que si le traité ne comprends pas Paris, rien n’interdit aux Bourguignons de défendre Paris et que la clause semble logique, mais alors pourquoi le signaler par écrit ? le duc de Bourgogne était-il au courant de l’avancée de l’armée du roi de France vers Paris ? Voulait-il s’assurer par écrit que même si la ville n’était pas actée dans le traité il avait droit de la défendre, qui a demandé cette clause ? le roi ou le duc ?

On est là face à un mystère, à la limite de la trahison,  mais qui permet aussi de comprendre la suite des évènements,l’ambiguïté et l'indécision manifeste de Charles VII.

Jeanne d’Arc en tout état de cause est à Saint-Denis et prépare son attaque. Elle trépigne d’impatience, mais Charles VII se déplace plus lentement, peut-être il est vrai volontairement. Il s’arrête d’abord à Senlis, certains historiens ( Quicherat notamment ) explique qu’il tarde alors à se déplacer sur Saint-Denis en s’arrêtant à Senlis. C’est oublier qu’une manœuvre militaire  d’une armée ne se déplace pas forcément rapidement et que la logistique est parfois longue et difficile surtout à cette époque. La distance entre Compiègne et Senlis est d’environ 30 km de route, soit à l’époque au environ une journée de cheval et c’est déjà une expédition pour une armée. Il peut aussi avoir peur d’être pris à revers entre deux étaux, Paris d’un côté et le Duc de Bedford qui ne se trouve pas très loin.

Ne le voyant pas arriver, Jeanne d’Arc envoi alors le duc d’Alençon le 1er septembre rencontrer le roi pour l’adjoindre de venir à Saint-Denis, Charles VII promet alors de partir le lendemain. Mais il n’en fit rien, Jeanne d’Arc renvoya alors le Duc d’Alençon à la rencontre du roi… cependant si on compte les jours de cheval du duc d’Alençon pour venir à Senlis ( environ 1.5 jour )à deux reprises. Il me paraît difficile au roi de venir plus rapidement avec son armée qui elle se déplace très lentement. Si manifestement le roi ne semble pas presser, avait-il alors le choix ? D'autant qu’il est d’une prudence de renard.

Charles VII finalement arrive donc à Saint-Denis au soir, le 7 septembre 1429 soit 10 jours après son arrivée à Senlis, en comptant au minimum presque deux jours de route entre Senlis et Saint-Denis. Jeanne d'Arc va le soir même prier à la chapelle Saint-Geneviève ,alors à l'époque à l'extérieur de l'enceinte de Paris mais aujourd'hui dans le XVIIIe arrondissement.

 

La Porte Saint-Honoré

 Porte de Saint-Honoré en 1590

Porte de Saint-Honoré en 1590, construite en 1340 sous Charles V, elle menait vers Saint-Germain en Laye. Il est fort probable qu'il n'y avait pas autant d'habitations en 1429. La porte a été détruite en 1636. Au dessus on trouve le Louvre alors forteresse, puis sur la gauche avec les deux "pendus" il s'agit du marché aux pourceaux où Jeanne d'Arc fut blessée par un tir d'arbalète.


Après quelques escarmouches autour de Saint-Denis et des faubourgs de Paris, le 8 septembre 1429 en la fête de la Nativité de Notre-Dame fait qui lui sera reprochée au procès d’avoir mené bataille le jour d’une fête  religieuse,  Jeanne d’Arc arrive devant la porte Saint-Honoré défendue alors par le gouverneur Jean de Villiers de l’Isle d’Adam. (aujourd’hui située en plein Paris à quelques mètres de l’actuelle station de métro « Palais-Royal Musée du Louvre » de la ligne 1.) Les escarmouches ont été rapide, ce qui laisse  supposé soit que l'armée de Jeanne d'Arc était largement supérieur, soit que les defenseurs de Paris ont préférés s'abriter derrière les remparts, soit les deux.

Le choix de la porte Saint-Honoré n’est pas anodin. En fait en face de la porte Saint-Honoré il y avait la butte de Saint-Roch, aujourd’hui disparue, qui était presque  à l’emplacement actuel de l’église Saint-Roch. C’est de cette butte que l’armée royale va y installer des couleuvrines ( * ) pour tirer sur la porte et/ou sur l'enceinte, c’était probablement le seul emplacement de ce côté de la rive de la seine qui permettait ce positionnement en prenant en compte la portée des armes à feu de l’époque.

Elle est blessée pour la quatrième fois depuis son départ de Vaucouleurs, au coucher du soleil,  en sondant avec une lance le fossé de la Porte Saint-Honoré  à côté de l’ancien marché aux pourceaux « hastant et essayant quelle profondeur il y avait d’eau et de boue » ( 9 ) pour y jeter des fagots de bois pour permettre aux soldats de franchir l’obstacle.

Elle reçoit un vireton d’arbalète qui lui traverse totalement la cuisse. Au vu de la distance des fossés et des murs de l’enceinte de Paris, il est tout à fait possible que le vireton ait même transpercé son armure sans forcément être tiré sur un point faible protégé uniquement par de la cotte de maille. Le vireton est très efficace contre une armure légère, cotte de maille et peut faire de terrible dégats. Sa puissance de perforation est par contre moins adapté à une armure lourde, car sa vitesse de rotation ralentis la vitesse et peine à perforer une armure lourde, mais tout dépends à quelle distance il est tiré.

Son page, Raymond, est tué après avoir été blessé au pied également par un vireton, il soulève alors sa visière pour tenter de l’enlever et se prend à nouveau une flèche qui l’achève.
Blessée Jeanne veut se battre et dit que "chacun doit s’approcher des murs et la place sera prise" en s’écriant «  par mon Martin, la place eut été prise ». La nuit est tombée, elle refuse de partir. Elle est quasi emmenée de force à la faveur de la nuit par Gaucourt, Guillaume Bournell qui la cherche dans le fossé pour la hisser sur son cheval et l’emmener à la chapelle de Saint-Denis.

Le lendemain, Jeanne veut reprendre le combat de « bien bon matin ». Le 10 septembre elle franchit le pont construit par l’armée du roi avec le Duc d’Alençon à un autre endroit ( probablement à côté de la porte de Saint-Denis ) pour prendre Paris, mais elle est stoppée net par la destruction de ce pont de fortune par ordre ( secret ? ) du Roi qui lui n’avait pas bougé de Saint-Denis.

15 rue Richelieu

L'actuelle 15 rue Richelieu, ancien emplacement des fossés de l'enceinte de Paris ainsi que du marché aux pourceaux.



Blessée, fatiguée et sentant que le destin ne lui était plus favorable elle part le 13 septembre 1429 à la basilique de Saint-Denis pour y déposer selon sa déclaration au procès " un mien blanc harnois entier ( son armure ), tel qu’il convient à un homme d’armes, avec une épée que j’avais gagné devant Paris " par "  dévotion, comme à l'accoutumée parmi les hommes d’armes, quand ils sont blessés ; ayant été blessé devant Paris, j’offris les armes à Saint-Denis, parce que c’est le cri de la France "( montjoye saint denys ).

Jeanne voulait continuer le combat, mais le Roi en avait décidé autrement. Il semble en tout cas qu’à aucun moment il ne voulut vraiment prendre part au combat même si il parait peu concevable qu’il n’est joué aucun rôle . Combien d’hommes à la disposition de Jeanne d’Arc ? Combien étaient restés avec le roi ? On n’en sait fichtrement rien, mais ce qui est sûr c’est que Charles VII n’était pas pressé de prendre Paris en tout cas pas à cette période.

mosaique commémorative dans l'actuelle cours à l'emplacement où jeanne aurait été blessée

Mosaique commémorative dans l'actuelle cours au 15 rue de Richelieu à l'emplacement où jeanne aurait été blessée, représentant l'assaut de la porte Saint-Honoré. Copie en réalité d'une enleminure du siège de Paris, par Martial d'Auvergne,  issue de l'ouvrage Vigiles de Charles VII au  XV°siècle. Les trois personnages de droite montrent bien qu'ils tentent de jeter des fagots dans le fossé pour le boucher.

Il n’est pas impossible que Charles VII sentait la mission périlleuse, prendre Paris n’aurait pas pu se faire en quelques jours ou quelques heures, mais sûrement en plusieurs semaines voire des mois. Avait-il les moyens de le faire ? la volonté ? n’y avait-il pas de risque d’être pris à revers par les forces anglo-bourguignonnes ? le péril lui semblait peut-être trop élevé et il n’est pas difficile d’imaginer que Jeanne d’Arc le gênait profondément dans son entreprise de se réconcilier avec le Duc de Bourgogne dans lequel il croyait aveuglément . Charles VII a tenté, très probablement sans plus y croire , de faire confiance à la bonne étoile de Jeanne d’Arc, il ne s’agissait plus de libérer Orléans ou d’une prendre une petite ville, mais bien Paris alors déjà pour l’époque une grande ville et qui ne pouvait être prise qu’avec une longue préparation, par diplomatie ou un siège long et difficile.

Puis comment comprendre Jeanne d’Arc, elle qui avait été envoyée initialement par Dieu pour libérer Orléans et sacrer Charles à Reims, n’avait-elle pas déjà réussie ? ne s’est-il pas posé la question de savoir si Dieu continuerait à l’aider dans sa démarche sachant la mission terminée ?

La défaite de Paris a sûrement joué en la défaveur de Jeanne d’Arc par la suite, mais je ne pense pas que  Charles VII jusqu’à Paris ait vraiment cherché à nuire à la pucelle de Domremy sinon il n’aurait pas déplacé toute son armée au pied de Paris. Le rôle  de la Trémoille , des conseillers voir de capitaines jouent contre elle, par forcément d'ailleurs à titre personnel ,même si le doute est permis, mais peut être aussi simplement pour des raisons stratégiques et militaires. Mais il est évident que la défaite de Paris va jouer un rôle important par la suite sur la relation entre Jeanne et Charles malgré son respect pour elle, il va tout de même l’anoblir elle et tout sa famille ( fait très rare voire unique ) le 29 décembre 1429 à Mehun sur Yèvre soit 4 mois après Paris, mais c’est une demande émanant des frères de Jeanne et non pas d’elle.


(*) je reste prudent sur cette affirmation, à vérifier.

Photographies
 
Mise à jour le Mardi, 24 Janvier 2012 10:11

Cathédrale de Toul - Premier procès de Jeanne d'Arc

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Cathédrale de Toul – Premier Procès de Jeanne d’Arc


Cathédrale de Toul

Toul est une  ville de Lorraine à 45km environ de route  de Domremy. C'est ici devant l'actuelle cathédrale ( à l'emplacement de l'actuel Office du Tourisme ) que Jeanne d'Arc a du répondre lors d'un procès matrimonial qui lui était intenté en 1428. Elle dépendait du diocèse de Toul tenu alors par l'évêque Henri de Ville. Toul possède également un patrimoine assez riche comme une fortification de Vauban encore en partie visible . J'ai été particulièrement bien acceuilli dans la ville en général et principalement à  l'Office du tourisme en face de la cathédrale  et au Musée d'Art et d'Histoire de Toul. 

 


Informations
  •  Adresse : Office du Tourisme - 1 Place Charles de Gaulle - BP 70135- 54205 Toul
  •  Téléphone :   03 83 64 90 60
  •  Heures d'ouvertures & Visites & Hôtels :
  •  Ouvert toute l'année.
  • Un hôtel ABC ** à Toul, plutôt bien équipé à 40 euro environ la nuit se trouve au centre de la ville à quelques minutes à pieds de la cathédrale. Bon accueil et bonne literie et surtout commerce à proximité, idéal pour visiter Toul et Nancy. Wi-Fi disponible pour 4€ les 3 jours.(2012)


 

Historique
  sources : Bibliographie Jeanne d'Arc - Office du Tourisme de Toul - Musée de Toul ( Michel Hachet )

 


La cathédrale Saint-Etienne  de Toul

La cathédrale de Toul est peut-être le neuvième édifice religieux bâti à cet endroit, en effet Toul est christianisée au IVème siècle par Saint-Mansuy. La première pierre est posée par l’évêque de Toul Eudes de Sorcy en  1221, travaux qui commencent par le cœur de la cathédrale mais il faudra presque trois siècles pour terminer les travaux en 1496.
La cathédrale a une particularité assez intéressante en faisant la jonction entre l’art roman principalement de l’empire germanique et l’art gothique en vogue sur le territoire du roi de France dont le début des travaux commencent sous Philippe-Auguste.

Reliquaires de Sainte Aprône ( VIe ) - Saint Gérard ( Xe ) - Compagne de Sainte Ursule - Saint Mansuy (  IVe )

Reliquaires du XIXe ( en haut ) de Sainte Aprône ( VIe ) - Saint Gérard ( Xe ) - Compagne de Sainte Ursule -  (en bas) il s'agit de Saint Mansuy ( IVe )


 Cette mixité géographique de Toul se retranscrit assez naturellement du point de vue architecture. Etrangement malgré la longue période de construction l’ensemble garde un aspect harmonieux et typique de Toul, en comparaison d’autres édifices religieux qui pendant leur longue période de construction bénéficie souvent d’importantes modifications selon les « modes » et technologies de chaque siècle.

Cathèdre dite de Saint-Gérard-XIIIe

Cathèdre dite de Saint-Gérard-XIIIe


Au XIVe siècle une partie de la nef est construite ainsi que le cloître. Lors de la venue de Jeanne d’Arc à Toul la nef est en train d’être achevée et le portail est exécuté par Jacquemin de Lenoncourt à partir d’un dessin de Tristan de Hattonchâtel.

Les tours de la façade mesurent 65 m de haut, la Nef 98 m de long pour une hauteur de voûte de 32 mètres et le transept 56 m de large. Cependant l'un des joyaux est la chapelle des évêques du XVIe, commandée par l'Evêque Hector d'Ailly, qui n'est pas ouverte à cause des travaux à réaliser qui ne commenceront pas avant 2012. Cette chapelle funéraire servit de lieu de sépulture à un grand nombre d'Evêque.

Premier procès de Jeanne d’Arc à Toul

 

Jeanne d'Arc, Copie de celle de Domremy, qui elle même est copiée sur celle d'Orléans aujourd'hui disparue.

Jeanne d'Arc dans la chapelle des saints,  offerte en 1890 par Mlle Anne Joséphine de Naquard,  copie de celle de Domremy qui elle même est copiée sur celle d'Orléans aujourd'hui disparue....

 


Peu de gens le savent, c’est d’ailleurs un fait relativement oublié aujourd’hui, mais Jeanne s’est retrouvée dans un procès matrimonial à Toul suite à la demande d’un jeune garçon venant probablement de Domremy .


Mais que s’est-il donc passé ? sur le fond on ne sait pas grand-chose, dans le sens qu’on ne connait pas les éventuelles raisons de ces présumées fiançailles et du renoncement de Jeanne. Il faut rappeler cependant qu’à l’époque les fiançailles étaient consenties entre deux personnes à la condition qu’il y ait au moins deux témoins. Il n’y avait pas donc obligation légale d’avoir un prête ou curé à disposition. Bien sur le mariage n’était officiel qu’à partir du moment qu’un curé ,qui a le pouvoir de sacrement les ait mariés devant dieu, sinon le mariage ne pouvait être consommé.


En tout état de cause le procès se passe en 1428, Jeanne devait donc avoir environ 16 ans, âge tout à fait valable à l’époque pour se marier.
Le procès a eu lieu à l’officialité de Toul, juste en face de l’actuelle cathédrale, qu’aujourd’hui l’Office du Tourisme et d’autres bâtiments municipaux ont remplacé. L’officialité de Toul rendait donc justice sur tout ce qui concernait le mariage notamment et l'église. 

L’évêque de l’époque est alors Henri de Ville-sur-Illon évêque de Toul , diocèse dont dépendait Jeanne d’Arc. Celui qui va présider le jugement n’est cependant pas l’évêque mais Frédéric de Maldemaire.

Evêque de Toul et de Jeanne d'Arc, gisant d'Henri de Ville

Gisant de Henri de Ville , Evêque de Toul ( 1408 - 1436 ) et de Jeanne d'Arc


Lors du jugement Jeanne a été déclarée libre de tout lien et a donc pu repartir aussi librement qu’elle est venue. Son père Jacques d’Arc l’avait accompagné, alors qu’aujourd’hui il est plutôt soupçonné d’avoir lui-même chercher à la marier ( sans preuve cependant mais pas impossible ). En tout cas l’affaire fut tout de même assez grave pour en arriver à un procès par ce jeune homme qui se sentait lésé du refus de Jeanne de se marier avec lui.

Cet évènement à toute son importance, car au-delà qu’on en sait un peu plus sur Jeanne, il y a le fait que  bien souvent on reste circonspect voir très étonné de la résistance et de l’intelligence de Jeanne dans le procès de condamnation que l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon a présidé. Il n’est pas impossible qu’elle se soit aussi bien défendu grâce en partie à ce premier procès matrimonial qu’il lui a apporté surement quelques bases juridiques et une première expérience concluante.

D’une certaine façon ce procès démontre aussi que Jeanne n’était pas un homme selon la théorie totalement farfelue d’écrivains romanciers en mal de reconnaissance médiatique...à moins que l'église de l'époque accepte les mariages gays ce qui est évidemment impossible.

Michel Hachet, président depuis 1949 au Cercle d'Études Locales du Toulois et conservateur du musée de Toul, a bien voulu m’en parler lors de cet entretien-interview, qu’il a eu l’amabilité de m’accorder, il apporte un témoignage assez intéressant et beaucoup d’éléments sur la situation de l’époque de Jeanne. Je l’en remercie.

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Elle ne s’en doutait pas à l’époque mais ce premier procès ne sera que le premier des six procès ecclésiastiques, destin troublant d’une très pieuse et croyante chrétienne :

1.    Procès Matrimonial à Toul ( 1428 ) :  Jeanne est déclarée libre de tout lien
2.    Procès de Poitiers (d’Avril 1429 au 14 mars 1429 ) : les juges estiment qu’il n’y a rien de mal en elle.
3.    Procès en hérésie à Rouen (  du 9 janvier 1431 au 24 mai 1431 ) : condamnée à la prison à perpétuité
4.    Suivie du procès  en relapse à Rouen ( du 26 mai 1431 au 30 mai 1431 ) : condamnée à mort
5.    Procès qui casse les procès en hérésie et relapse  en 1456 «  pour  corruption, dol, calomnie, fraude et malice »
6.    Dernier procès, dit de réhabilitation en 1456 , juge que les procès de condamnation sont «  nuls, non avenus, sans valeur ni effet »




Photographies
 
Mise à jour le Lundi, 16 Janvier 2012 20:03

Vaucouleurs visite de Nicolas Sarkozy pour 600 ans de la naissance de Jeanne d'Arc

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Lors des 600 ans de la naissance de Jeanne d'Arc , le président de la république française est venu à Domremy à 10h du matin environ et également à Vaucouleurs vers 11h30 . 

 

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Discours du Président à Vaucouleurs ( vidéo de l'Elysée ). Discours écrit par Henri Guaino.

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Mise à jour le Samedi, 07 Janvier 2012 18:26

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