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Ferme fortifiée de Nolongues

 

Ferme Fortifiee de Nolongues

La ferme de Nolongue, à Jouarre proche de Coulommiers, est un ancien château fortifié du milieu ou de la fin du XVe, après avoir résisté à la guerre de Cent-Ans, le château ( ou plutôt une place forte ) est devenu au fil du temps une ferme fortifiée. Un lieu d'activité encore aujourd'hui exploité. La ferme fortifiée est également un Gîte et les propriétaires ouvrent leurs champs pour faire cueillir en libre service des fruits et légumes.

Informations
  • Adresse : Ferme Nolongues - sur la D402 direction de Doué - 77640 Jouarre
  • Téléphone : 01 64 65 19 58
  • Heures d'ouvertures & Visites :
  • La ferme de Nolongues est un propriété privée, il n'y a pas de visite .
Historique
sources : Société littéraire et historique de la Brie - 1931 - La mort écrite: rites et rhétoriques du trépas au moyen âge Par Estelle Doudet,2004 -Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790, seine et marne, archives Lemaire. Comptes rendus de la Société française de numismatique de d'archéologie, Volume 6,Partie 1 – 1875. - Dictionnaire de la noblesse ... de France Par François Alexandre Aubert de la Chenaye Desbois - 1772 - Histoire De l'Eglise De Meaux, Avec Des Notes Ou Dissertations; Et ..., Volume 1 Par Michel Toussaint Chrétien Du Plessis - 1731 - Remerciements à Mme et Mr Charpentier pour l'autorisation des prises de vues.

Château féodal du milieu ou fin XVe, il est devenu au fil du temps une ferme encore aujourd’hui utilisée. Le premier seigneur connu est Louis de Brotheron ( ou Broteron ) seigneur de Francheville et de Nolongue.

Le château de Nolongues évoque également Jean de Brie ( ou Jehan de Brie ) qui y vint garder des animaux à l’âge de huit ans, en s’occupant des oies , oisons, cochons et pourceaux . On lui donna aussi la tâche de mener les chevaux à la charrue, ce qui lui valut un accident assez grave. Il eut une vie assez mouvementée avec un autre accident en gardant des vaches, puis il garda plus tard des agneaux et à onze ans des moutons. À 14 ans il partit de Nolongues pour Messy, où il fut chargé de l’intendance de l’exploitation de Mathieu de Pommolain, alors conseilleur au Parlement de Paris. Iil va garder jusqu’à deux cents brebis portières. Par la suite il fut au service d'Arnoul de Grand-Pont, trésorier de la Sainte-Chapelle et il s’installa à Paris. À la mort de ce dernier, il devint le valet de Jean de Hétomesnil, maître des requêtes et chanoine de la Sainte-Chapelle. Il rédigea en 1380 alors le traité « Le bon berger : le vrai règlement et gouvernement des bergers et bergères », ce qui lui permettra d’entrer dans les faveurs de Charles V (c’est lui qui va créer les premières bibliothèques royales dans la tour Charles V à Saint-Germain-en-Laye et dans le donjon de Vincennes ) qui le fait alors secrétaire particulier du roi. L’imprimerie n’existant pas en Europe, c’est seulement en 1502 qu’il est édité. C’est le premier ouvrage agricole paru en France.

La tour d’entrée, appelée aussi le donjon, est probablement du milieu XIVe, même s’il est difficile aujourd’hui de le connaître avec exactitude, lLes modifications importantes au cours des siècles rendant difficile sa datation. Pour autant quelques traces permettent en tout cas de signaler la présence du château depuis au moins 1487 avec un parchemin expliquant :

"Foi et hommage rendus à haulte puissance dame, madame Charlotte de Bourbon, abbesse de l’abbaye Notre-Dame-de-Jouarre, par noble homme Jehan du Val, escuyer, seigneur de Chamoust, en la paroisse de Saincte-Haulde et de la cour de Biercy, à cause de ce lien ; aveux et dénombrement du fief, terre et seigneurie de Nolongue « contenant plusieurs bâtiments et édifices qui se consistent en ce qui s’en suit ; et premièrement : ledict lieu, acceint chasteau, et place forte dudit Nolongue, encloz de fossez pleins d’eaue, anciennement et comme il est de présent, à pont levis, ledict lieu comme il se comporte » fourni à noble homme Jean le Roy, écuyer, seigneur de Nolongue, à madame Loïse de Givry, abbesse de l’église, monastère et abbaye de Jouarre."

On remarque encore les stigmates sur la tour d’entrée des restes du pont levis avec deux rangées de pierre au centre. Ce qui laisse supposer une reconstruction importante à une époque, puisque les briques semblent en partie différentes selon les époques de reconstruction … Il existe cependant encore le logis seigneurial .

Le domaine s’appelait dès 1340 Nolongue et parfois Nollongue ou Noelongue , Nolongue est une dérivation de Noa Louga, la Noue Longue. Si aujourd’hui l’ensemble du territoire semble assez ferme, jusqu’en 1820 Nolongue était entouré d’étangs. En 1543, un aveu et dénombrement du fief de Nolongue mentionne l’existence d’un chemin royal, ce qui explique probablement la situation actuelle de l’entrée ainsi que d’un puits juste en face à quelques dizaines de mètres. Aujourd'hui Nolongues prends un S.

Il semble que le château au XVIe ( 1592 ou 1593 ) ne fut habité que partiellement, notamment par une châtelaine ( Marie Brotheron ou Broteron ), veuve probablement de Claude Broteron. Claude Broteron est exécuté par décapitation le 23 novembre 1591 pour intelligence avec l’ennemi (pendant la Ligue), après avoir manqué à sa parole après une première condamnation. Il dut payer aussi une somme de 2000 livres pour fortifier la ville de Meaux. Son corps pourrit pendant trois semaines sur une potence près de la ville de Meaux, à laquelle sa femme devenue veuve demanda de le faire inhumer.

Dans un texte « histoire de Meaux et pays meldois » par Antoine-Etienne Carro édité en 1863, il est fait état d’une histoire par un capitaine Bobé, de Coulommiers, qui pendant la Ligue « sur le château de Nolongue, eut une issue nullement funèbre, mais non sans quelque chose de grotesque. Il s’était présenté à Nolongue habité seulement par la châtelaine veuve, pour faire une visite de bon voisinage et d’amitié. Une fois entré, il se déclara le maître et ne voulut plus sortir. L’embarras de la dame était grand, mais quelqu’un de ses gens avait trouvé le moyen de sortir et d’avertir les paysans des environs, en peu de temps ils s’assemblèrent en grand nombre et investirent le château, si bien que Bobé, qui ne voyait pas le plus fort et que l’on ne se soucia ni de pendre, ni de garder prisonnier, se laissa ridiculement mettre à la porte cinq heures après qu’il était entré »

Ce capitaine Bobé, natif de Coulommiers, était par ailleurs pris en chasse par M. de Vitry lors de la prise du château de Rû sans avoir été capturé cependant puisqu’il n’y était pas. On remarque que dès le XVIe, le château est donc habité et semble avoir été modifié pour;  il est donc peu probable que le pont-levis existait encore à ce moment-là.

Aujourd’hui la ferme de Nolongues appartient à Claire-Marie et Christophe Charpentier, céréaliers mais qui cultivent également un grand nombre de variétés de pommes. Il est par ailleurs possible d’en venir cueillir ou simplement en acheter. Depuis quelque temps l’activité s’est aussi étendue vers la culture d’autres fruits et légumes : voir lien au dessus.

Une ancienne tour d’angle, devenue par la suite un pigeonnier,  a été transformée en gîte, permettant d’être à quelques kilomètres de Disneyland via la A4.

Tour Carrée, châtelet entrée

Tour carrée d'entrée, on remarque aisément les différentes strates des modifications successives à différentes époques. L'échaugette a disparu ( sur la partie haute sur la gauche de la tour ) très probablement pour alléger l'ensemble ( on peut voir sur des cartes postales qu'elle existait encore au XIXe ). On peut remarquer les fenêtres du XVIe (?) et en bas une canonnière ( bouchée ) et une entrée au centre (murée ) qui devait correspondre au chemin de ronde de l'enceinte.

 

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