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Château de la Bourdaisière

 

Le château de la Bourdaisière est un château du Centre, en Indre et Loire à côté de Tours à quelques km des bords de la Loire. Les premières fotifications connues sont du XIVe mais le château d'aujourd'hui ,transformé en Hôtel, est plutôt du XVe pour l'ancien manoir mais avec une façace Néo-Renaissance et une tour du XIXe. L'intérêt de la visite est de voir  l'un des plus beaux potager de la région, avec une culture unique de 650 variétés de Tomate remarquablement mis en scène,  un beau parc et une ancienne porte dite de Léonard de Vinci , selon la légende elle aurait été dessinée par l'artiste.

 


Informations
  • Adresse :  Château de la Bourdaisière, 25 Rue de la Bourdaisière 37270 Montlouis-sur-Loire
  • Google Maps : Carte
  • Téléphone :  02 47 45 16 31
  • Heures d'ouvertures & Visites du château  : Les jardins sont ouverts au public du 1er avril au 31 octobre 2012, de 10h à 19h. Le château étant un hôtel, il ne se visite pas.
     
    Des dégustations de tisanes de plantes médicinales et de tomates du potager sont proposées à partir de 11 heures. Les jardiniers sont également à la disposition des visiteurs pour donner des conseils de culture de jardinage bio dans le respect des traditions maraîchères.
     
    Plein tarif 7.50€ ( 2013 )
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Historique
source : source sur place, site officiel.

 

Le premier château connu fut édifié au XIVe par Jean Ier le Meingre, dit Boucicault, il avait pour objectif de défendre la Touraine des Anglais. Son fils, Jean II le Meingre, plus connu sous le nom de Boucicault et pour avoir été le malheureux maréchal lors de la bataille d'Azincourt, en fut l'héritier, il avait fait notamment bâtir à Sainte-Catherine-de-Fierbois l'actuelle Aumônerie ou Jeanne d'Arc y logea avec ses compagnons de route.

Il ne reste aujourd'hui plus grand chose de ce château, seuls les fossés, les bases des tours, une tour d'angle et un escalier à colimaçons subistent.

Le 4 mai 1482, le château qui fut légué par héritage est vendu au maire de Tours, Louis de La Mézière. Le château va  connaître de multiples propriétaires au gré des ventes, échanges et successions.

Marie Gaudin, héritière de La Bourdaisière, fille de Victor Gaudin, maire de Tours et d'Agnès Morrin, dame des Ralluères. Elle est mariée le 28 avril 1510 au château avec Philibert Babou, seigneur de Givray, descendant d'une grande lignée de notaines de Bourges.

Réputée être " la plus belle femme de son temps" , elle devient la première favorite de François Ier. Grâce à son statut de première maîtresse du roi, son mari Philippe Babou obtient diverses reconnaissances : trésorier surintendant des finances et maître d’hôtel du roi.
Il reçoit l'accord de reconstruire son château médiéval en château de résidence, qu'il entreprend de faire reconstruire entre 1518 et 1522. Le château est alors beaucoup plus grand que celui que nous connaissons aujourd'hui.

Le château reçu à plusieurs reprises François Ier et certains de ses sucesseurs lors de leurs venues en Touraine.

C'est leur fils Jean II, qui est notamment Grand-Maître de l'Artillerie Royale, en hérite. En pleine Guerre de Religions il décide de fortifier le château entre 1567 et 1568 en construisant une canonnière avec bouche à feu et en dégageant les douves.


Georges Ier de Babou hérite du château, alors Comte de Sagonne, il fait construire en 1595 une "ferme" du château aux allures d'un "manoir champêtre" et un cellier appelé aujourd'hui chapelle Troglodyte.

C'est peut-être dans ce château, vers 1573, que naît Gabrielle d'Estrées  et ses sept sœurs qui deviendront des courtisanes dont le surnom fut les « sept péché capitaux », de ces naissances le château pris le surnom  pendant un temps de "clapier à putain", nom peu reluisant directement lié à  la maîtresse du "vert galant" ( surnom donné à Henri IV ).

Le 27 mai 1598, Henri IV avec Gabrielle d'Estrées sont accueuillies au château lors de son retour de Bretagne où il signa l'Edit de Nantes, histoire de se détendre un petit peu...

 


 

Le marquis Nicolas Gouffier de Crévecoeur fait construire les écuries au début du XVIIe siècle, puis fait édifier une aile en bordure des douves, aujourd'hui détruite.

Mais cette construction fort dispendieuse amène le propriétaire à la ruine et il contraint de vendre La Bourdaisière en 1674.

La princesse de la Tour d'Auvergne, y viendra et organisera des rendez-vous mondains Tourangelle.


1768, le duc de Luynes qui reçu le château en héritage l'échangea avec le duc de Choiseul qui lui apporta la baronnie de Cinq Mars la Pile et son château de Cinq Mars.

Le duc de Choiseul alors exilé dans son château de Chanteloup, après l'affaire de l'Aiguillon-La Chalotais et sa disgrâce par Louis XV qui s'en suivit,  fait détruire le château en n'y laissant que le donjon du Moyen-Âge et le manoir des Babou.

À la Révolution Française, la duchesse d'Orléans alors propriétaire du château, il fut vendu comme "bien national" en novembre 1794.

Armand Dubernard, alors négociant de vin, fait construire dès son arrivée un nouveau château adossé au manoir Babou.

1802, les héritiers de Dubernard vendent le château à Joseph Angelier qui fait entreprendre une restauration du château refait la façade du château dans un style Néo-Renaissance, cependant il détruit le donjon médiéval,  les trois pont-levis et comble les douves.

La maison du jardinier est transformée en chapelle dans un style Néo-Gothique Tudor et fait planter un potager qui existe toujours.

Gustave Angelier, fils de Joseph,redécore l'intérieur du château et fait construire une bibliothèque, puis le troisième Baron fait construire une tour d'angle et réaménage les écuries en salles.

1923, le château est revendu à une américaine Mme de Mérinville qui réaménage les intérieurs et extérieurs, elle aura la visite du duc de Windsor en 1937.

Seconde Guerre Mondiale, il est occupé par les allemands et à la libération c'est une école militaire qui y prend place.

1947, les écuries et le parc sont inscrits au titre des Monuments Historiques.

1959, le château est vendu aux enchères puis transformé en maison de retraite par la commune de Montlouis.

1988, n'étant plus aux normes de sécurité nécessaire à une maison de retraite, il est vendu à François Michaut et revendu trois ans plus aux princes de Brioglie.

Louis Albert de Broglie crée le conservatoire de la tomate dans le potager, avec plus de 650 variétés. Il sauve également la maison Deyrolle, dans la rue du Bac à Paris en 2001 et 2008 en trouvant les fonds nécessaires et en réeditant les planches si souvent utilisées à l'école.

 

Photographies

 

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