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Corbeny
 
 

Chapelle et Fontaine de Saint-Marcoul

Chapelle et Fontaine de Saint-Marcoul

 

Eglise de Corbeny, reconstruite après la première guerre mondiale

Corbeny est ancien village probablement d’origine Celtique, dont les premières traces de son existence  remontent au moins à 250ans Av J.C, en effet des pièces ont été retrouvées avec le nom de «  Carbnacum » ou « Corbnacum ». Le village était situé à l’intersection d’un chemin Gaulois qui allait de Fismes à Dizy-le-Gros et une voie Romaine qui allait de Reims à Arras. Aujourd’hui Corbény est sur le funeste « Chemin des Dames » connu pour ses violents et meurtriers combats en 14-18. Le nom de " Chemin des Dames" pourrait avoir comme origine les pélerinages royals,  le Roi utilisait le "chemin du roy" , qui existe encore en partie, tandis que les femmes pour assurer leur sécurité utilisaient le "chemin des dames".

Mais Corbeny doit sa renommée à son pèlerinage royal qui a perduré pendant des siècles. En effet après le sacre des Rois de France à Reims, ils avaient coutume de venir à Corbény dans le cadre d’un pèlerinage  pour soigner les écrouelles : « le Roi te touche Dieu te guérit ».  Jeanne d’Arc y fait un passage d’un jour, ou deux, le 20 ou 21 juillet  en compagnie de Charles VII nouvellement sacré dans la cathédrale de Reims, de La Hire qui est  nommé quelques jours plus tard Bailli du Vermandois.

La légende du roi Arthur pourrait, ça reste évidemment très hypothétique, aussi passer par là puisque Corbenic est le nom d’un des trois châteaux de la conquête du Saint-Graal.

 


Informations
  •  Adresse :   Rue Pierre Curtil - 02820 Corbény
  •  Téléphone :   03 23 22 48 28 ou 06 32 19 91 09
  •  Heures d'ouvertures & Visites  :
  • L'église ouvre sur RDV voir le tel. Pour vous loger vous avez  l'Hôtel Chemin des Dames juste en face de l'église, vous serez accueilli par le propriétaire des lieux passionné de l'histoire de Corbény. Il y a aussi une cuvée "Saint-Marcoul" , vin "champagnisé" qui ne peut cependant profiter de l'appellation "Champagne" car les vignes sont en dehors de la limite imposée par l'AOC ( Appellation Origine Contrôlé ) : site internet , l'avantage est d'avoir un prix moins cher pour une qualité quasi similaire d'un "Champagne". Lors de la visite de l'église, sur RDV ou pendant les journées du patrimoine, vous pouvez généralement y boire un verre offert gracieusement ( à boire avec modération ).
Historique
  Source :  documentation sur place, chronique sur Jeannedarc.net, Quicherat, Saint-Marcoul par l'Abbé de Nanteuil (1), plaquette d'information datée de 2010

 

Reliques de Saint-Marcoul

Reliques de Saint-Marcoul, situées aujourd'hui dans l'église Saint-Quentin de Corbeny. Ces ossements , si ce sont les originaux, auraient donc au moins 1400 ans. Elles sont enfermées dans une chasse du XIXe.

 

L’étymologie connue de  Corbeny : D’abord « Carbnacum » ou « Corbnacum » , il prend au XIe le nom de Corbénic ou Carbonek qui est un mot qui tire ses origines de « corps benoit » donc de « corps béni ». Au XIIe siècle le nom de Corbenic devient soit Corbigny, Corbény ou encore Corbeny.

  • En l’an 57, Jules César lutte contre les tribus Belges dans les alentours.

Sous les carolingiens, Corbeny avait un logis royal, Pépin le Bref y séjourna à Noël de l’année 757 et à Pâques de l’année 758.
Charlemagne, son fils, roi de Neustrie y est sacré roi de tous les Francs le 4 décembre 771, dans la chapelle Saint-Pierre. Ce qui signifie que Corbeny est à cette époque un village hautement symbolique et important.

  • En 898 les reliques de Saint-Marcoul sont reçues par le roi Charles III qui  accorda l’asile aux religieux de Nanteuil, près de Coutances en Normandie.
  • Charles III dit « le simple » y résida en 900 pour se protéger des invasions Normandes. C’est à Corbeny qui leur construit un prieuré et ils y amenèrent les reliques. Ce prieuré fut détruit à la révolution.
  • En 907 Corbeny, ainsi que l’église Saint-Pierre et d’autres biens, est offert à Frédérone le 22 juin, reine et femme de Charles le Simple,  qui elle-même le donna à sa mort aux moines du prieuré de Saint-Marcoul qui dépendaient de l’Abbaye de Saint-Rémi à Reims.
  • 928, Après avoir pris Amiens et le comté de Laon , Herbert II Comte de Vermandois, de Soissons et de Meaux, prends le Palais Royal.
  • 938 ( ou 936 ) Louis IV d’Outremer reprends Coberny et fait pendre Herbert II  en 943.
  • 1059, le Pape Léon IX lance une bulle d’excommunication à tout personne ou autorité qui voudrait aliéner les biens du monastère. Être excommunié à l’époque était presque une condamnation à mort. 
  • 1098, Thomas de Marle ravage Corbeny alors que la peste fait rage.
  • 1102, Corberny est reconstruite
  • 1103, Enguerrand de Coucy tente de s’emparer de l’église de Corbeny mais après une plainte des religieux de Saint-Rémy ,dont dépendait l’église , au Pape Urbain II, il abandonne son projet.
  • 1119, le Pape Calixte II fait une halte de pèlerinage devant Saint-Marcoul avant de repartir pour Laon.
  • 1229, Louis IX alors encore sous la tutelle de Blanche de Castille, fait halte à Corbény. Il est le premier à instituer cette coutume ayant le pouvoir de guérison, tous les rois, à l’exception d’Henri IV, jusqu’à Louis XIII y vinrent en pèlerinage. Saint-Louis fonda la confrérie. Cette volonté du roi Saint-Louis a aussi un sens politique, puisqu’il permet de montrer par cette action que les Rois sont là par la volonté de dieu. Il est aussi celui qui va instituer à la Basilique de Saint-Denis la nécropole royale avec des gisants dont l’objectif est de démontrer une lignée continue, mais en réalité fictive, de la royauté.
  • 1295, une nouvelle chasse en argent est construite, peut-être à la demande de Philippe-le-Bel
  • 1352, Jean II le Bon fait également enrichir la chasse.
  • 1359, Corbeny est ravagée, la ville atteignait alors avant la destruction entre 600 et 700 feux soit environ 2000 à 2500 habitants.
  • 1429, le 20 ou 21 juillet, Charles VII venant d’être sacré roi vient perpétuer la tradition. Il est accompagné de Jeanne d’Arc, de La Hire et probablement du Comte de Dunois. Pendant ce séjour, Charles VII reçoit les clefs de Laon.

 

Plaque 500 ans Jeanne d'Arc

Cette plaque commémorative, offerte par "Notre Dame de Montréal" au Québec, utilise la date du 22 juillet. Mais le sacre ayant eu lieu le 17 juillet à Reims, au vu des Chroniques ( voir en bas de page ) on sait que Charles VII y est resté environ cinq - six  jours en tout et probablement quatre jours après le sacre, ce qui amène le départ de Reims plutôt au 20-21 Juillet vu qu'il faut une journée de cheval environ pour l'atteindre ( 30 km environ ), une halte entre Coberny et Reims semble exclu vu qu'il n'y a aucun élément permettant de le dire et  l'insécurité relative dans les environs. Ce qui est amusant cest que Vailly-sur-Aisne date également au 22 juillet la venue de Charles VII...chacun ayant sa propre opinion probablement sur le sujet, mais celle de Vailly-sur-Aisne, au vu des chroniques, me semble plus probable d'autant que la Chronique des Cordeliers de Paris date le pélerinage au jeudi 21 juillet 1429 et que c'est confirmé par Perceval de Cagny qui dit clairement que le Roi est parti de Reims ce jeudi pour " dîner, souper et coucher" dans le prieuré de Saint-Marcoul. Sachant que Jeanne d'Arc ouvrait la marche du cortège royal , elle est probablement arrivée avant le roi ou le jour même, on parle donc bien du 21 juillet. Cette erreur de date provient probablement du fait qu'ils ont pris en compte le calendrier 'julien' de 1428, mais le 17 juillet le jour du sacre est bien un dimanche comme le veut la coutûme il fallait donc prendre l'année du calendrier "julien" de 1429, le jeudi est donc bien un 21 juillet 1429 alors que si on compte avec l'année 1428 on est le 22 juillet, sachant que la nouvelle année commence à Pâques et non le 1er janvier comme aujourd'hui.

 

  • 1476, Louis XI offre 2400 écu d’or au prieuré de Saint-Marcoul, une somme considérable pour l’époque.
  • 1478, Louis XI exempt la population de Corbény de « Tailles » et d’impôts ( subsides ) par une chartre alors qu’il est à Arras. Il fait fondre la chasse pour en faire une plus grande et encore plus précieuse, il y fait inscrire sa devise « justement »,  mais elle sera détruite en 1793 .
  • 1484, Charles VIII au moins de Juin, alors qu’il est à Corbény,  confirme les avantages fiscaux donné par son père.
  • 1547, Henri II accorde à la ville la construction de remparts, mais surtout le 20 septembre interdit toute attaque et brigandage contre la ville de Corbény .
  • 1590, le 9 mai, les Protestants envahissent par surprise la ville et détruise en partie l’église. Les combats furent d’une violence extrême puisqu’on parle d’une «  fosse aux huguenots » qui porte aujourd’hui le nom de «  fosse balosse ».
  • 1596, le 6 janvier à Paris, malgré qu’Henri IV n’ait pas été sacré à Reims et qu’il n’est donc pas venu à Corbény, il prolonge les anciens privilèges offert par ses prédécesseurs.
  • 1610, Louis XIII trois jours après son sacre y vint le 20 octobre , il est le dernier roi à faire le pèlerinage à Corbény. En effet Louis XIV, Louis XV le font à Reims dans l’église de Saint-Rémi pour des raisons de sécurité.
  • 1616, L’abbé Saint-Rémi fait détruire les remparts mais Louis XIII les fera reconstruire.
  • 1642, le 5 mai, le comte d’Estrée pille le bourg. C’est peut-être à cette époque qu’Adrienne du Vivier
  • 1646, Adrienne du Vivier, née à Corbény , fille d’Antoine du Vivier et de Catherine Journe, se marie avec Augustin Herbet soldat qui a pour mission de coloniser le nord du Québec. Elle débarque probablement en 1648 dans l’actuelle Montréal et fait partie des Pionnier qui ont construit cette ville, une plaque à son nom et celle de son mari sont gravés dans une stèle de la ville de Montréal.
  • 1653, 200 personnes sont exécutée par des bandes espagnoles. Un cimetière est créé  sur le chemin de Juvincourt.
  • 1656 , pendant la guerre de 30 ans entre la France et l’Espagne, la garnison de Rocroi y fit des reconnaissances.
  • 1793, les années de la terreur, la chasse contenant les restes de Saint-Marcoul est transférée à Laon, la chasse est dépecée de ses matières précieuses tandis que les reliques sont mises dans une fosse. Quelques heures plus tard Pierre Dubois avec deux amis réussis à la récupérer, en les remplaçant par d’autre ossements, puis garde les reliques quelques années dans le plus grand secret,  sauf à des proches de confiance. Lors de la restauration du culte, l’évêque de Soissons, Le Blanc Beaulieu, reconnu et confirma que c’était bien les reliques de Saint-Marcoul.
  • 1814, 6 mars, Napoléon loge à Corbény dans l’hôtel de l’écu de France pendant la bataille de Craonne. L’hôtel n’existe plus. source
  • 1819, l’église de Saint-Marcoul est détruite ainsi que le monastère.
  • 1858, la chapelle Saint-Marcoul est entièrement refaite.
  • 1870, Corbeny sert d’état-major à l’armée allemande qui y restera du 4 septembre 1870 au 23 octobre 1871.
  • Guerre de 14-18, Corbeny est quasiment rasé dans sa totalité, pendant près de 3 ans une partie des habitants vivent dans les caves de leur maison. L’église, les restes du prieuré et la chapelle Saint-Marcoul sont totalement détruits, cependant l’église est reconstruite ainsi que la chapelle qui elle le sera presque à l’identique.

 

Jeanne d'Arc à Corbeny
 
 

 

Aucune chronique à ma connaissance, excepté indirectement celle des Cordeliers de Paris, confirme la présence de la Pucelle à Corbeny.
 
« le jeudi suivant, il parti pour faire guérir les malades à Corbeny. Et chevauchait la dite Pucelle devant le roi, toute armée de son armure ( harnois ), son étendart déployé ; »
Si on suit le texte par ordre chronologique, on comprend que Jeanne est à Saint-Marcoul et qu’elle chevauchait devant le Roi en sortant de Reims ainsi probablement que de Corbény vers Soissons en passant par Vailly sur Aisne.

Cette tradition de «  le roi te touche et dieu te guérit » est un « privilège » accordé au Roi qui selon la tradition guérit la maladie des écrouelles, la non présence de la Pucelle dans les chroniques ne semble donc pas anormal puisqu’il s’agit avant tout d’un droit divin royal qui ne concerne donc que le Roi fraichement sacré à Reims, par ailleurs les capitaines et autre proche ne sont pas mentionnés dans les chroniques au sujet de Corbény.

Le texte en tout cas des  Cordeliers de Paris ne permet pas de dire si elle ouvrait la marche du cortège avec une distance de quelques heures, ou un jour maximum,  ou si elle était juste devant l’armée Royale, ce qui est sûr c’est qu’elle est aux avant-postes. À Montepilloy vers la mi-août, environ 3 semaines seulement après Corbény, l’un des chroniqueurs semble dire qu’elle ferme la marche, avec le Duc d'Alençon, en s’assurant que le Duc de Bedford ne tente pas une contre-attaque lors du replis des armées de Charles VII après les vaines escarmouches dans les plaines de Montepilloy. Clairement le rôle de la Pucelle évolue, soit on la retrouve devant, à côté du Roi à Reims par exemple ou à l’arrière de l’armée en partant de Montepilloy pour rejoindre Crépy-en-Valois.

Il faut noter que la situation est périlleuse, puisque le Duc de Bourgogne se trouve à Laon le jour du sacre  soit à moins de 30km de Corbény et à Arras le 19-20 juillet, les troupes Anglaises sont du côté d’Epernay. Historiquement on peut probablement noter sa présence sur le Chemin des Dames, tristement célèbre pendant la guerre de 14-18.

Ce qui est surprenant également c’est que les chroniques ne semblent pas franchement reparler de la Pucelle avant Crépy-en-Valois et la Bataille de Montepilloy, estimant probablement qu’il n’y avait pas lieu  d’en faire mention, pourtant des villes importantes tels que Soissons, Laon et Château-Thierry vont se soumettre au Roi sans coup férir.

J’ai réuni ici les chroniques parlant de Corbény et de la venue du roi au prieuré :

•    Enguerrand de Monstrelet 

« En sortant de Reims le roi alla en pèlerinage à Corbigny, visiter Saint-Marcou. Là, les habitants de la ville de Laon vinrent lui faire obéissance, comme avaient fait ceux des villes dont il a été fait mention. De Corbigny le roi vint à Soissons et à Provins, qui, sans opposition aucune, lui firent pleine ouverture. Il constitua alors La Hire comme nouveau bailli du Vermandois, à la place de Colard de Mailly, que le roi d'Angleterre y avait précédemment commis. »

•    Chronique de Perceval de Cagny

« Le roi fut au dit lieu de Reims jusqu'au jeudi suivant, et ce jour alla dîner, souper et dormir en l'abbaye de Saint-Marcoul, dans ce lieu furent aportés au Roi les clefs de la cité de Laon.»

•    Chronique de Jean Chartier

« Et après ce, séjourna le roi  en la dite ville de Reims trois jours, et puis il  partit avec  son dit ost pour aller dans une abbaye nommée Saint-Marcoul, ou quel lieu les rois de France ont l'habitude d'aller après leur couronnement. Et leur fait on là certain services et mistère , pourquoi on dit que le roy de France guérit des escrouelles. »
« De cette abbaye de Saint-Marcoul , s'en alla le roi avec son ost en une ville nommée Veelly*, appartenant à l'archevêque de Reims, de laquelle lui fut faite obéissance, et s'y logea pour le jour, et envoya ses messagers à Laon, laquelle ville se mit  également  en son obéissance. De là  il s'en alla à Soissons, qui  se mit  aussi en son obéissance, et y séjourna deux ou trois jours avec son ost. Et lui fut rendu Château-Thierry, Provins, Coulommiers, Cressy en Brie et plusieurs autres forteresses. »
On notera que selon Jean Chartier la ville de Laon fait obéissance alors que le roi est à Vailly-sur-Aisne et pas à Corbény, mais s’il y a erreur c’est sur un ou deux jours.
* Il s’agit aujourd’hui de de Vailly sur Aisne.

•    Journal du Siège d’Orléans

« Celui jour et les deux jours ensuivant sejourna le roi à Reims, et apreès s'en alla à Saint Marcoul, par le mérite duquel obtinrent les rois de France la grâce divine, dont ils guérissent des écrouelles ; et aussi y doivent- ils aller incontinant après leur saint sacre : ce que le roi fait et acomplit. Et là venu, fait ses oraisons et offrandes; duquel lieu s'en vint à une petite ville fermée, nommée Vailly ( Vailly sur Aisne ) , en la vallée et à quatre lieues ( environ 15km ) de Soissons. »

•    Chronique de la Pucelle

« Le roi séjourna, en la dite cité par trois jours ( à Reims ). Or il est vrai que de tous temps les rois de France, après leurs sacres, avoient accoutumé d'aller en un prieuré qui est de l'église Saint-Rémy, nommé Corbigny, assis et situé à environ six lieues ( environ 25km ) de Reims, auquel est un glorieux saint qui est du sang de France, nommé saint-Marcoul, auquel tous les ans a grande affluence de peuple pour la maladie des écrouelles ( pélérinage ), par le mérite duquel on dit que les rois en guérissent. Et pour ce s'en alla audit lieu de Saint-Marcoul et y fit bien et dévotement ses oraisons et offrandes. Et de ladite église il prit son chemin à aller en une petite ville fermée, appartenant à l'archevêque de Reims, nommée Vailly-sur-Aisne, qui est à quatre lieues de Soissons et aussi quatre lieues de Laon. »

•    Chronique des Cordeliers de Paris.

« le jeudi suivant, il  parti pour faire guérir les malades à Corbeny. Et chevauchait la dite Pucelle devant le roi, toute armée de son armure ( harnois ), son étendart déployé ; et quant elle était désarmée, elle était habillé comme un chevalier, souliers et lacets aux pieds, pourpoint et cauches justes et un chapelet sur la tête ; et elle portait de  très nobles habits de draps d'or et de soie bien garnis. »

 

 

Maladie des Ecrouelles 
 

d'après Georges Dumas, histoire du prieuré de Saint-Marcoul de Corbeny et de la Guérison des Ecrouelles, p93, texte légèrement modifié avec quelques rajouts.

La maladie des écrouelles, relativement courante au Moyen-Âge, vient du latin "scrofula". Elle se caractérise par des abcès chroniques des ganglions lymphatiques, en général ceux du cou. En language médicale actuel on appel cela une adénite qui est une inflammation d'un ou plusieurs ganglions. On parle aussi d'adénopathie : maladie d'un ganglion.

L'origine de cette maladie est souvent tuberculeuse, principalement provoquées par des maisons humides, le manque d'air et la nourriture insuffisante ou de carence alimentaire en vitamine importante, au Moyen-Âge elle touchait principalement les personnes pauvres à la différence, par exemple, de la dysenterie qui pouvait toucher toutes les couches sociales y compris le roi, comme Saint-Louis qui décède de cette maladie devant les murs de Tunis le 25 août 1270.

Les glandions hypertrophiés, mais non enflammés ,d'où leur nom de maladie des écrouelles : humeurs froides, suppuraient et laissaient des cicatrices indélébiles. La maladie étaient redoutés, autant par son aspect physique que par sa gravité, en effet les personnes souffrant de la maladie des écrouelles pouvaient avoir le visage défiguré et les séquelles irréversibles.

Saint-Marcoul était "spécialisé" dans la guérison de cette maladie, on l'appelait aussi le "mal de Saint-Marcoul" ou le "Mal Royal" puisque les Rois de France, et d'Angleterre, étaient aussi capable de la soigner miraculeusement en les touchant.

 

La cuve Baptismale du XIIe ( ou antérieur )
 
Une cuve baptismale , fortement endommagée pendant la première guerre mondiale, a été sauvée des débris de l'église. Elle date de l'ancienne église romane aujourd'hui détruite, cette église ressemblait fortement à celle de Guignicourt, tandis que la cuve baptismale a une étrange ressemblance avec celle de Laon (
voir photo ); Elle est en marbre bleu, agrémenté de dessin cantonnée de quatre volutes à tête
.

 


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