Château de Dourdan

Le château de Dourdan

 

Château de Dourdan

 

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  • Introduction


Le château de Dourdan fait partie des très rare château de l’île de France très peu modifié depuis son existence et qui n’a pas bénéficier de divers aménagement trop récent ou du moins pas suffisamment important pour déstructurer l’âme du château, ce qui lui confère aujourd’hui un réel intérêt. Son nom est d’origine Celte ‘dor’ ou ‘dour’ se traduisant ‘eau’.

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  • Historique


C’est à priori les celtes qui viendront les premiers à Dourdan et qui édifieront probablement à l’endroit actuel une tour de bois, qui sera suivis plus tard par un oppidum gaulois. L’invasion romaine apportera son lot de modification avec notamment des routes et aussi une station ‘gallo romaine’, Dourdan prendra le nom à cette époque de Dordanum. La richesse de son environnement, notamment du fer et de la glaise, permettra à Dourdan de subsister et d’être une importante fabrique de poterie. Cette spécificité Dourdanaise donnera plus tard le blason de Dourdan : avec trois pot d’argent sur un champ d’azur. Au fur et à mesure du temps le château prendra de plus en plus d’ampleur, notamment grâce à sa position. C’est surtout Hugues le Grand, fils de Robert Ier et Duc des Francs, qui fera de Dourdan l’un des ses châteaux de prédilection. Il y décédera par ailleurs le 16 juillet 956. Par la suite une multitude de roi Capétiens y viendront régulièrement notamment pour chasser. Mais c’est Philippe Auguste qui va, pour son confort personnel, agrandir et reconstruire presque totalement le château que nous voyons aujourd’hui.

  • Le Donjon 

Il se dressait autrefois complètement isolé au milieu des fossés, à l'angle nord. Cette « grosse tour », d'où relevaient tous les fiefs des environs, est de forme cylindrique et mesure hors d'œuvre i3m,5o de diamètre. Son soubassement « plein » est en magnifiques grès taillés. Ses assises, admirablement appareillées et jointoyées, sont en calcaire de Beauce, fin et dur, apporté de loin et à peine égratigné malgré les nombreux et terribles sièges de la guerre de Cent ans et de la Ligue. Sa hauteur, qui était singulièrement accrue par le comble et le clocher ajouré qui la surmontaient, a été réduite, au xv siècle, à 25m35 du sol des fossés, soit 18mètres au-dessus de la cour. Ses murailles mesurent 3m75 d'épaisseur.


Son rez-de-chaussée, en réalité le premier étage, était relié par deux ponts-le vis, X et Y, à l'extérieur et à l'intérieur, avant que Sully n'ait fait combler cette partie du fossé. Une rangée de pierres figure l'ancien parapet et la pile fixe où s'appuyait le pont-levis, qui battait sur le linteau en grès au-dessus de la porte ogivale. Ce rez-de-chaussée est entièrement occupé par une belle salle, B, la salle commune, de 6 mètres de diamètre. La voûte, haute de 8m,45 sous clé, est portée par six fortes nervures reposant sur des culs-de-lampe finement sculptés.


Un faux plancher permettait d'en doubler la surface pour la garnison. On y remarque un buste de saint Louis, unique reproduction du chef de la Sainte-Chapelle, trois larges berceaux en ogive correspondant aux ouvertures F, E, tout ce qui pouvait être utile en temps de siège, une haute cheminée à pilastre avec un four, I, un moulin à bras, J, un puits, G, merveilleusement appareillé dans le mur, d'une profondeur moyenne de 35 pieds, avec souterrain latéral effondré, dans lequel le capitaine Jacques, en 1591, noya ses derniers boulets et son moule à balles ; une trappe, K, où aboutit la casemate L, qu'il avait fait creuser et par laquelle il fut pris, après trahison, par le maréchal de Biron, au bout de vingt-deux jours de siège héroïque ; un escalier, D, large de 1m24, de quarante et une marches, taillé dans la muraille et conduisant en M à la seconde salle, N, percée d'une seule baie, O, et munie aussi d'une cheminée, P. La hauteur de cette salle est de 6m55 sous clé, également avec voûte, nervures et consoles sculptées.

C'était la chambre du commandant. Une vis,Q, montait jusqu'au faîte. Depuis son découronnement, la plate-forme de la tour, débarrassée de la terre des gabions et fortement cimentée, consiste en une sorte de bassin profond d'environ 6 mètres de diamètre sur plusieurs pieds de hauteur, bordé tout autour par la large muraille. Il était l'amorce de la salle supérieure surmontée par le comble.

Cette promenade circulaire est des plus curieuses et permet d'embrasser un superbe panorama.Au pied du donjon, est enclavée dans la muraille une fort belle pierre sculptée aux armes des Hurault de Cheverny, et provenant des ruines de la tour de Brethencourt longtemps en lutte avec sa suzeraine ; plus loin, la porte de l'ancienne chapelle Saint Jean-Baptiste, retrouvée dans la banquette de terre qui forme terrasse.Sous la tour du milieu, une pièce voûtée servit de cachot aux « chauffeurs ».

Les anneaux sont encore visibles. Près de là/un édicule en l'honneur d'Henri IV. La tour d'angle du couchant, portant au dehors des vestiges d'ancienne défense, a conservé une partie de sa hauteur, son escalier intérieur, sa casemate à jour biais, pouvant servir d'oubliettes, et à son pied le trou de mine du maréchal de Biron qui l'a fendue.


Une courtine, d'où l'on découvre toute la vallée et la forêt, remplace au midi l'élégant corps d'hostel primitif, devenu au XVI siècle le bâtiment de Harlay de Sancy, dont la tour couverte de lierre était le centre et servit de salon à Louis XIII. Plus loin, est la terrasse, autrefois couverte, construite sur une large salle effondrée. Au pied était l'auditoire royal, où furent jugés les chauffeurs et où siégea le tiers aux États généraux de 1789


( source Joseph Guyot , Dourdan Illustré )

  • La visite


Château de Dourdan
Place du Général de Gaulle
91410 Dourdan
Tél : 01 64 59 66 33
Email : chateau.dourdan@wanadoo.fr
Tarifs : 3.30 € adulte et enfant/etudiant 1.65 €
Ouverture du mercredi au dimanche, jours fériés inclus , de 10 à 12h et de 14h à 18h. Le vendredi fermeture à 17h
Fermeture le Lundi et Mardi, le 25 décembre et au mois de Janvier.
Accessible via le RER C , station Dourdan, le château est à quelques minutes à pied.

Remarques :
Le château, mérite beaucoup d'attention de part sa conception, son état générale plutôt bon ce qui est assez rare. L'accueil est très bien, l'endroit agréable et chargé d'histoire. Visiter le château de Dourdan est une étape nécessaire pour tous ceux qui s'intéressent aux châteaux. Il ya par ailleurs des visites commenté d'environ 1h30, se renseigner pour en connaître les modalités.
La ville de Dourdan est très jolie sur son centre et vous devriez si possible visiter l'église plus ancienne encore que le château. Pa r ailleurs il est assez facile de s'y garer en voiture